On y était : Vivência com Mestre Cobra Mansa, Mestra Janja, Mestre Piter

Vivência com Mestre Cobra Mansa, Mestra Janja, Mestre Piter
Cours d’ouverture, 25 Nov. 2014, Salle de Sport de Bercy, Paris

Qui était là : une trentaine d’élèves, en majorité des groupes organisateurs
Qui a organisé (Merci à:): Grupo de Capoeira Angola Zimba – Paris, Grupo Capoeira Angola Liberdade (Gcalv) Paris-Ivry

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Vivência com Mestres Cobra Mansa, Janja e Piter © SouCapoeira2014

L’occasion : Les mestres sont venus à Paris pour participer au vote de reconnaissance de la capoeira comme patrimoine culturel de l’humanité. La cérémonie aura lieu mercredi 26, avec une roda prévue pour 09:30 à l’UNESCO!

Mestra Janja a rappelé que cette reconnaissance est le résultat de l’engagement des capoeiristes, et en particulier des angoleiros, sur plusieurs générations. Au Brésil et ailleurs, ils se sont battus pour que la capoeira ne soit pas simplement un sport, et que son héritage africain soit valorisé.

Les conseils des mestres – la théorie :
Mestre Cobra Mansa : les réseaux de capoeira ont une force spécifique et incroyable. Ils peuvent être plus efficaces que les réseaux officiels ou gouvernementaux. Le partage de la capoeira angola prend une nouvelle dimension avec la coopération entre groupes différents.
Mestra Janja : lorsqu’on apprend la capoeira angola hors du Brésil, on ne se rend pas forcément compte de la diversité qui existe. Chaque mestre peut enseigner comment il fait de la capoeira, mais il ne peut pas enseigner LA capoeira angola.

Mestre Cobra Mansa & Mestra Janja © SouCapoeira2014
Mestre Cobra Mansa & Mestra Janja © SouCapoeira2014

Les conseils des mestres – la pratique :
Ne pas quitter son partenaire des yeux. Il faut savoir où il est pour bien se placer et placer ses coups, mais aussi pour anticiper ce qu’il va faire.
Chanter, participer, créer et partager de l’énergie. La capoeira se construit par le partage d’une énergie, en cours ou en roda.
Se détendre. La capoeira est un travail de tout le corps, il faut utiliser ses pieds mais aussi ses épaules ou son bassin pour construire ses mouvements et jouer avec son partenaire.
La capoeira est une histoire de choix : à chaque moment, plusieurs options (mouvements, coups) sont possibles. Il s’agit de choisir l’option qui permettra de tromper, devancer, ou enfumer son partenaire.
Pour les joueurs de capoeira regional : attention aux manières de jouer des instruments, qui est spécifique en angola. Attention aussi au volume sonore : chaque instrument doit être cohérent avec le reste de la bateria. Enfin, les variations sont possibles, mais ce n’est pas non plus Carnaval (dixit Mestre Cobra Mansa : « Pode dobrar, mas dobra no momento certo ! Não vai fazendo carnaval na minha bateria ! »)

On a kiffé :
La bateria qui tourne : tous les élèves jouent des instruments, en se remplaçant à chaque arrêt du cours.
Les interactions avec les mestres : ils circulent, donnent des conseils individuels, (re)montrent les mouvements. A la fin du cours, Mestre Cobra Mansa a également demandé aux élèves ce qu’ils avaient pensé du cours, ce qu’ils ont trouvé difficile, et ce qu’ils vont emporter avec eux après cette soirée.

Notre petit moment de solitude : les quelques minutes d’hésitation, le temps traduire de capoeira angola à regional… le nom des coups de pied. Pour information : rabo de arraia = meia-lua de compasso, et chapa de frente = benção.

Vous voulez y aller ?
L’évènement dure jusqu’au dimanche 30 novembre.
Plus d’infos sur la page Facebook

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