Voltao o mondo: La capoeira au Bengale

Un article de Pixote, LYON / DACCA !

Je suis Pixote, corde violette du groupe Senzala Mestre Sorriso, J’ai
pratiqué la capoeira durant 16 ans avant d’être gravement blessé ces 2 dernières années.Je suis actuellement à Dacca,

Bangladesh, un des rares pays où la capoeira n’était pas encore installée.Mon ami Gafanhoto de Cordao de Ouro, Paris m’a contacté récemment afin que je puisse vous faire part de mon expérience d’installation de la capoeira dans ce pays.


J’y suis arrivé en Septembre 2018 et les cours ont débutés en mi-
Décembre 2018.

© Photo : gingando-capoeira-lyon

En effet ce choix m’a paru plu judicieux pour des raisons personnelles, il fallait tout d’abord me stabiliser tant au niveau du logement que professionnel.Ensuite il s’avère que les années scolaires et civiles sont les mêmes.Ainsi Décembre correspond à la fin de l’année chez eux et cette période correspond donc à leur grande période de fêtes(mariages, etc…).

Tout d’abord, il est intéressant de comprendre la situation
géographique du pays ainsi que la situation actuelle.

© google.com

Le Bangladesh est un pays très jeune(indépendance le 26 Mars 1971), dont l’identité a longtemps été confondu avec l’Inde puis le Pakistan.C’est un pays de confession musulmane avec un fort taux de risque terroriste.Hormis le risque terroriste, c’est un pays au coeur de crises démographiques, climatiques et écologiques sans précédent.Lors de mes précédents voyages, certains de mes amis m’avaient fait part de leur expérience dans ce pays ce qui m’a
permis de prendre conscience de la situation contemporaine.
Mes objectifs sont très simples:

Premièrement, pouvoir créer une communauté capoeira ce qui inclue les objectifs de diffusion et développement de la culture brésilienne

Deuxièmement, utiliser la capoeira comme facteur d’émancipation des femmes dans une société patriarcale.

Internet et les réseaux sociaux constituent aujourd’hui un outil
nécessaire afin de créer son réseau.

© google.com

J’ai ainsi pu faire un sondage préalable à mon arrivée sur divers forums afin de savoir qui serait intéressé.ces forums touchent principalement la communauté expat francophones et anglophones ou des nationaux avec une éducation qui leur permet d’accéder à cette communauté.Les retours bien que positifs constituent, selon moi, un encouragement car je n’ai eu aucun élève encore par ce biais.De plus les communautés expats sont très mobiles et travaillent ici pour la plupart dans les ambassades ou le textile, ils disposent donc de moins de temps libre.

Je travaille à l’école internationale française et j’ai ainsi pu dispenser
dans mes heures d’EPS une entière session de capoeira aux enfants de 6-7 ans.

La musique leur a particulièrement plu.

Laboratoire De Mouvements
© by Prof Pixote

Il m’a fallu un moment afin de trouver l’endroit idéal, le système
associatif n’existe pas ici, ainsi j’ai fait le tour des dojos et académies de boxe afin de savoir si des créneaux étaient disponibles et s’ils seraient intéressés.Je vis dans un endroit qu’on nomme le tri state, cet endroit regroupe 90% de la communauté expat car les conditions de sécurité y sont optimales.C’est ainsi que j’ai commencé à donner les cours à VO2 studio, une académie de Muay thaï, qui me donne son soutien.J’y donne 3 cours  par semaine et nous sommes entre 3 et 6 pratiquants.Les tarifs sont abordables et nous fonctionnent par « terms »ce qui correspond à 6 semaines plus ou moins en accord avec mon calendrier.

Cependant la totalité de mes élèves sont des hommes, malgré la
participation de certaines femmes aux cours d’essai, j’ai senti beaucoup de défis.

Il y a quelques jours j’ai été contacté par un studio de yoga
YOGANIKA (aussi situé dans le tri state)réservé uniquement aux
femmes.

Laboratoire De Mouvements
© by Prof Pixote

Nous avons pu discuter avec la propriétaire du projet commun d’ouvrir des stages de capoeira exclusivement féminin ainsi que des stages pour les enfants.Il convient de dire que notre réel motivation est
l’empowerment des femmes, il s’agit ainsi de leur réserver une place afin qu’elle se réconcilie avec leurs corps et qu’elles s’affranchissent de leurs barrières culturelles et empiriques.
Voilà où j’en suis, au but d’un mois de cours, j’espère que l’aventure
continuera…Axé

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