Volta ao mundo: Voyage en Terre Africaine….

Un article de Sibylle (Bordeau), nouvelle contributrice Sou Capoeira.

Cette année j’ai eu la chance de découvrir et de vivre en Afrique à Abidjan, Côte d’Ivoire.

© Sibylle

J’ai vu les couleurs si vives de ce pays tropical : sa terre rouge qui contraste avec le vert de la végétation abondante.

J’ai marché dans ses rues, très souvent de terre sableuse, j’ai traversé les marchés d’Adjamé, de M’Pouto, avec leur agitation, le monde qui se presse pour acheter le poisson « frais » , le poulet encore vivant, les fruits par dizaines ou les pagnes aux milles couleurs.

© Sibylle

J’ai entendu parlé, puis traversé les « quartiers » d’Abidjan : Yopougon «la Joie » réputée pour son ambiance dansante, endiablée ; Adjamé «la Bagarre » avec son énorme marché ou l’on trouve de tout ; et Abobo «la Guerre », quartier le plus densément peuplé d’Abidjan, le plus précaire.

© Sibylle

J’ai vécu parmi les Ivoiriens, j’ai ri avec eux, et écouté leur rire si chaleureux. J’ai écouté leur dialecte sans rien comprendre, puis j’ai découvert qu’ils parlaient Djoula(langue ethnique) ou nooshi (langage de la rue)etc.. J’ai rencontré des Baoulés, des Yacoubas ou des Ebriés, tous Ivoiriens, avec leurs traditions différentes.

Et c’est finalement au cours de mon 2è passage à Abidjan, que j’ai eu l’occasion de rencontrer Mestre Marcia, Brésilienne, mariée à un Ivoirien, qui a emménagé à Abidjan voilà environ 17 ans. N’oubliant ni ses origines ni sa passion de capoeiriste, elle a voulu partager la capoeira en Côte d’ivoire. Petit à petit, avec force et détermination elle a monté son école de capoeira : Capoeira Owlavé Abidjan, appartenant au grupo Modelo Cidadania.

© Sibylle

Femme au milieu d’une société où l’Homme règne en force, elle a dû jouer des coudes pour se faire respecter et pouvoir former ses premiers élèves ivoiriens. C’est ainsi que progressivement, avec ses élèves les plus
gradés (Contra Mestre Arnaud, Profesor joselyne, élèves gradés), le groupe s’est agrandi, et les salles
d’entrainement se sont multipliées.

© Sibylle

Aujourd’hui, 17 ans plus tard, elle m’a invité à rejoindre son groupe le temps de mon séjour,
et j’ai rencontré un groupe uni autour de la capoeira. Voilà maintenant 5 lieux d’entrainements ! La
capoeira gagne du terrain à Abidjan ! Dernier projet daté de Septembre 2017 : ouverture d’une
académie au coeur d’Abobo pour enseigner la capoeira aux enfants de la rue, déscolarisés, ou livrés à
eux-mêmes, en leur apportant la sécurité du lieu d’entrainement, une certaine discipline et un
respect des règles, et pourquoi pas plus tard un avenir de capoeiriste ?

Et puis, la semaine passée (du 21 au 28 mai 2018) j’ai eu la
chance d’assister à leur festival de capoeira annuel avec Batizado,
passage de grade et stage de capoeira.

 Capoeira não tem fronteiras !

© Sibylle

Et ce fut parfaitement illustré cette
semaine avec 5 pays représentés
De la Côte d’Ivoire au Brésil, en passant par le Togo
et le Bénin, et puis moi, la petite française !

Invités d’honneur: Mestre Testa (grupo
modelo cidadania, Brésil) ; Elie et Bobbie (grupo
Atissou Capoeira, Togo) ; Drusille et Félix (grupo
Ogun Eru, Bénin)

© Sibylle

C’est ainsi que tout au long de la semaine, le groupe Modelo Cidadania
d’Abidjan, en compagnie de tout ce petit monde, a su nous faire vibrer au son du
berimbau et de l’atabaque en passant de la Régionale à l’Angola, de la samba au
maculele etc… Sans oublier les traditions africaines puisqu’il y a eu un spectacle
de danse africaine et le passage du Goli Baoule avec sa danse endiablée !
Une belle introduction aux passages de grades où 3 nouveaux
instructores – Assia, Josianne et Flavien – ont pris leur corde dans une roda
pleine d’énergie et où nombre d’autres capoeiristes ados et adultes, se sont succédés au fil des jeux,
et des cordes.

© Sibylle

Mais comment décrire cet événement sans parler de la foule d’enfants qui se pressaient ici
pour leur 1er Batizado? Venus de Port-Bouet, Abobo ou les 2 plateaux, les voilà vêtus de blanc,
sourire aux lèvres, pour jouer encore et toujours dans une roda ou l’on ne les compte plus !

Une chose est sûre, la capoeira ivoirienne est encore jeune, mais samedi, c’était l’avenir de
la capoeira en côte d’ivoire que j’avais sous les yeux !

© Sibylle

Avec tous ces capoeiristes motivés à nous faire vivre un bel énènement et réunis pour faire
grandir la capoeira dans leur pays , on peut être sûr que la capoeira est en bonne voie de
développement en Côte d’Ivoire ainsi que dans le reste de l’Afrique et qu’elle ne va pas tarder à
s’étendre encore plus !

Sur ces mots, je m’en vais continuer d’explorer la ville et le pays, capoeira faisant… !

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