Capoeira en France !EvenementsOn y était

On y était (bis): Stage de Carneiro à Rennes, le 24 et 25 Janvier

Un article d’Amélie (Rennes), nouvelle contributrice Soucapoeira!

Après la revue de Mignon du stage du 24 & 25 janvier 2015 à Rennes, voici le point de vue d’une insider sur l’évènement « 10 anos de ensino do Carneiro – 10anos da associação Capoeira Bom Sinal »

© Deitado GCB Paris

Le 24&25 Janvier 2015, nous étions réunis pour fêter les 10 ans de l’association Bom Sinal (Grupo Capoeira Brasil Rennes), mais aussi les 10 ans d’enseignement de notre cher instrutor Carneiro! Il s’agissait d’un événement convivial et à échelle humaine. Le nombre de places était limité et la priorité a été donnée aux élèves de GCB Rennes ainsi qu’aux élèves des intervenants du weekend: les professeurs Choco (Capoeira Guaiamuns Nanterre-Paris), Deitado (GCB Paris) et Morcego (Biriba Brasil Rouen), ainsi que l’instructeur Ferrugem (GCB Anglet).

Roda d’ouverture
Et hop ça démarre dès vendredi soir avec la roda d’ouverture, un bon échauffement puis Carneiro prend le berim’ pour ouvrir les festivités. On profite déjà des gradés et des élèves invités pour se mélanger et jouer. La vidéo, c’est par ici! Après quelques crêpes, galettes, saucisses et autres spécialités bretonnes, on s’est retrouvés le lendemain pour une journée de stages.

« O AMIGO MEU »
Ferrugem a commencé par nous apprendre une nouvelle chanson, j’ai adoré cette musique immédiatement. Elle exprime si bien mon sentiment sur l’ambiance du week-end, que je vous prépare un article pour vous la présenter bientôt!

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Les séquences de Mestre Bimba par Ferrugem
On partage les élèves en deux groupes par niveaux, pour moi ça a démarré par une session avec Ferrugem qui nous a enseigné 3 séquences du Mestre Bimba. On joue la capoeira régionale avec les pieds et… les mains ! Les séquences se terminent toujours par une cabeçada.
En jouant les séquences imaginées en 1930, on se rend compte aussi des évolutions de la capoeira avec un jeu plus porté vers l’avant (et c’est tant mieux). Et que le jeu était comment dire… musclé : on fait tomber et on apprend à chuter sur les séquences. A l’époque ces 8 séquences permettaient aux débutants d’apprendre à jouer en sécurité. Lorsqu’ils maitrisaient ces enchainements, ils avaient l’autorisation d’entrer dans la rode.
Pour l’ensemble des séquences, c’est même sur Wikipédia!

© Deitado GCB Paris

Le sol est ton ami par Choco
Une session spécifique sur les passages au sol, entrer et sortir d’une quedra de quatro par exemple. Je retiens l’importance de travailler dans la continuité, sans arrêter la ginga et qu’il faut se servir du sol comme d’un support, d’un ami.

Maculelê par Choco
Choco nous explique que c’est l’histoire d’une danse de combat, de défense d’un jeune contre la tribu adverse venue envahir le village alors que les hommes étaient absents. Les percutions prennent un rythme particulier et c’est parti…
On apprend le pas de base et des séquences de variation. Cette danse afro-brésilienne est une danse tribale, on frappe tous les 4 temps le pied gauche, les mains ou les bâtons. Une très bonne manière d’apprendre à danser en bougeant les hanches pour ceux qui n’ont pas l’habitude (et c’est mon cas, mais je me soigne ;-).
L’énergie transmise par les musiciens, Joaquina et Choco donne à tous l’envie de danser, de chanter et de bouger encore plus. Lors de la rode, l’énergie partagée est très forte.
Alors non, le Maculelê n’est pas de la capoeira, mais je crois que ça permet de mieux comprendre les mouvements, le balancement de la ginga et l’énergie à donner dans une rode de capoeira.

Les passages par Deitado
Le passage est une des spécificités du groupe capoeira brasil et la bonne maitrise de ce mouvement est fondamentale pour pouvoir faire évoluer son niveau de jeu. Deitado nous a enseigné deux types de passages : passagem pelas costas et (un autre passage dont je n’ai pas retenu le nom – à compléter)
On a besoin de ce type d’enseignement pour gagner en fluidité et apprendre à bien se déplacer dans la rode. Malheureusement, pas de photos pour illustrer cette session parce que c’est Deitado qui prend les magnifiques photos… des autres.

© Deitado GCB Paris

Les éducatifs par Morcego
Décroisez les bras et soyez détendu, vous êtes au Brésil ! Il faut sourire et se sentir bien, cela sert aussi à encourager et soutenir votre prof.
Morcego nous a fait partager ses trouvailles pour apprendre en s’amusant. On se tortille, on regarde son partenaire de près en contact avec une balle de mousse, on fait des exercices de réflexes, on joue « jogo de dentro » attaché par une corde à son partenaire, on fait la ginga tous ensemble la main dans la main… autant d’exercices pour apprendre la capoeira différemment et mieux utiliser son corps.

Et pour finir une grande Roda
On en profite pour remercier Carneiro et tous les bénévoles du bureau de l’association Bom Sinal qui apportent un bon support et permettent à tous de profiter de ce genre d’évènements.

Merci à tous de m’avoir permis de passer un si bon moment, mes chers amis de la capoeira…

Comme si vous y étiez: voici la vidéo d’une partie de la roda!

Merci à VOP Photos (Deitado) pour ces superbes images !

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Caipora

Caipora Prononciation portugaise: [kajˈpɔɾɐ] est une entité de la mythologie TupiGuarani au Brésil . Le mot « Caipora » vient du tupi et signifie « habitant de la forêt ».

Il est représenté comme un petit Indien à la peau foncée, nu avec une très longue crinière noire, fumant un cigare et très malicieux. Parfois, Caipora est décrit comme une fille et d’autres fois comme un garçon. La représentation de la créature varie selon les régions du Brésil et est parfois confondue avec Curupira , une autre créature mythologique qui protège la forêt. Curupira est souvent décrit comme un garçon aux cheveux roux, qui a les pieds en arrière pour tromper les traqueurs.

Dans certaines régions, les tribus indigènes pensaient que les Caipora avaient peur de la lumière. Pour cette raison, ils se promenaient dans la forêt en se protégeant avec des braises. [1] Certains disent qu’il monte un bon pécari avec un bâton. Dans certaines autres régions du Brésil, le Caipora est considéré comme un cannibale et peut manger n’importe quoi, même les plus petits insectes.

Le Caipora est connu comme un habitant de la forêt, un roi des animaux, et est très vengeur des chasseurs qui ne respectent pas les règles du « fair-play » lors de la chasse. On raconte que cela effraie les proies et « cache » les traces d’animaux ou fait fuir les chasseurs dans la jungle. Il désoriente les chasseurs en simulant des bruits d’animaux et en laissant de fausses pistes.

Selon une croyance populaire, son activité s’intensifie les jours où la chasse n’est pas censée avoir lieu, donc les vendredis, les dimanches et les jours de culte. Les croyances religieuses interdisaient de chasser certains jours, mais certains ont prétendu pouvoir tromper le protecteur de la forêt. On sait que le Caipora aime la fumée, alors le jeudi soir, les chasseurs laissaient la fumée près du tronc d’un arbre et disaient «Toma, Caipora, deixa eu ir embora» [2] [3] (qui signifie «voilà») Caipora, laisse-moi partir « en portugais). La chance des chasseurs est également due aux dons de propitiatoire qui ont été offerts à la créature.

La Caipora , également appelée  » Caipora do Mato « , est une figure du folklore brésilien, considérée comme la protectrice des animaux et la gardienne des forêts.

Notez qu’il peut être représenté par un homme ou une femme. Cela varie en fonction de la région dans laquelle la légende est rapportée.

Son origine est dans la mythologie autochtone Tupi-Guarani. Du tupi, le mot « caipora » ( caapora ) signifie « habitant de la brousse ».

Quand elle sent qu’un chasseur entre dans la forêt avec l’intention d’abattre des animaux, elle laisse échapper des hurlements et des cris pour effrayer ces hommes.

Son intention est de prendre soin de ces animaux et de protéger l’environnement. La légende dit que leur force est plus grande les jours saints et les week-ends.

Le saviez-vous?

Dans le nord et le nord-est du pays, où cette légende a plus de représentation, ils utilisent ce terme pour dire que quelqu’un est malchanceux et malheureux.

Caractéristiques principales de Caipora

 

Caipora est un Indien nain, aux cheveux roux et aux oreilles pointues. Il existe des versions dans lesquelles votre corps est tout rouge et dans d’autres, vert.

Elle vit nue dans les forêts et a le pouvoir de dominer et de ressusciter les animaux. Son objectif principal est de défendre l’écosystème et donc de fabriquer des pièges et de semer la confusion parmi les chasseurs.

Par divers bruits, il distrait les chasseurs en leur offrant de fausses pistes jusqu’à ce qu’ils se perdent dans la forêt.

 

Légende de la caipora

Monté sur un cochon sauvage, le dais se promène nu dans la forêt et domine tous les animaux.

Selon la légende, il attaque les chasseurs qui ne respectent pas les accords de chasse conclus avec lui. Comme Curupira, dont il a la parenté, sa mission est de protéger les animaux de la forêt.

Manière d’agir

Selon la légende, le Caipora est la terreur des chasseurs qui chassent au-delà des besoins.

Le Caipora utilise toutes ses connaissances de la vie en forêt pour fabriquer des pièges pour les chasseurs, détruire leurs armes et frapper les chiens de chasse. La canopée effraie les chasseurs en reproduisant les sons de la forêt et modifie les sentiers pour que les chasseurs se perdent dans la forêt.

La légende raconte que les dimanches, vendredis et jours saints, le Caipora agit plus fortement et plus intensément.

Une façon d’échapper à l’action du Caipora est de vous offrir de la fumée de corde et d’autres cadeaux, qui devraient être laissés près du tronc d’un arbre, de préférence un jeudi. Même dans ce cas, rien ne garantit que le Caipora n’agira pas, car ils disent que cela peut être perfide.

Usages du mot « Caipora » et de ses dérivés

Dans le nord-est du Brésil, on dit qu’être Caipora signifie que vous traversez des moments difficiles, avec malchance et malchance.

Certains écrivains brésiliens, parmi lesquels Machado de Assis et Aluísio de Azevedo , ont utilisé les mots « Caipora » et « Caiporism » pour identifier un état de malheur.

Le mot « Caipora » a également été utilisé pour décrire les esclaves qui s’étaient échappés dans les forêts. [6]

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Entretien avec Peter BROOK par Claude CHALANGUIER Espace de recherche, Vie artistique et culturelle Université Lumière Lyon 2 Reliance n°10 juin 2003Entretien avec Peter BROOK par Claude CHALANGUIER Espace de recherche, Vie artistique et culturelle Université Lumière Lyon 2 Reliance n°10 juin 2003

© GAILLARDET Rosalie
“ Chez eux, je perçois avec émotion l’urgence du geste, l’importance du temps, du son, de la couleur, et par-dessus tout, les interrogations entre le dedans et le dehors, entre l’évidence des corps et la parole incertaine”

Dans le cadre de ma formation d’Educatrice spécialisée, je suis amenée à rédiger un mémoire pratique. Ce projet répond à mes missions en tant que travailleuse sociale, à savoir favoriser l’épanouissement, la progression et l’autonomie des personnes accompagnées.

j’ai eu la chance de pouvoir utiliser ma passion comme outil au sein de mon travail.  Je dois dire que les structures ont été ouvertes à cette proposition un peu décalée, ce qui a été une grande source de joie et d’envie pour moi, que j’espère avoir transmis aux équipes avec qui j’ai travaillé et bien sûr aux usagers.

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