Roda ouverte à Salvador, épisode 2: chez Mestre Nenel, capoeira regional.

Après la rode ouverte angoleira, voici un aperçu d’une roda ouverte traditionnelle de capoeira regional : la roda de Filhos de Bimba !

Copyright Lenço
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Le lieu : Au détour d’une rue du Pelourinho, la porte juste après les Filhos de Gandhi, il ne faut donc pas se tromper!

Au bout d’un couloir aux murs recouverts de vêtements colorés, un escalier vous fait descendre jusqu’à l’académie. Vous vous retrouvez dans une salle au sol de briques et au centre de laquelle 3 cercles concentriques colorés marquent la roda. Derrière cette salle, je reste fascinée par un mur recouvert de cadres présentant les différentes « promotions » d’élèves de Mestre Bimba. Ça en jette !

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L’échauffement: Quand j’arrive les participants enchainent déjà les séquences de Bimba au son d’une petite bateria (deux pandeiros  et un berimbau si je me souviens bien). L’échauffement se termine par les dernières séquences, celles qui font « voler » son partenaire : maitrise impressionnante des capoeiristes!

La roda: Elle commence par 10 minutes où seuls les Filhos de Bimba jouent, pour garantir le respect du style de Bimba. Un cameraman se charge en effet de filmer la rode qui sera intégrée à un reportage fait en l’honneur de Mestre Bimba et de la conscience noire. Les participants extérieurs au groupe (principalement des étrangers) sont ensuite invités par Mestre Nenel (fils de Mestre Bimba) à se mettre d’un côté de la bateria pour jouer avec une personne de leur groupe. Personnellement j’ai beaucoup apprécié cette rode car elle était rythmée au toque de l’idalina et tout le monde se respectait beaucoup. Par contre mes amis et moi n’avons pas osé placer des mouvements de notre jeu habituel (ponts, incaxe, ) car ils ne semblaient pas avoir leur place dans leur rode…

Fin de la rode : La rode s’achève par un court discours de Mestre Nenel qui nous a rappelle l’importance de bien présenter lors d’une rode de capoeira. A l’époque de Bimba, celui-ci insistait pour que les capoeiristes soient toujours en blanc et propres sur eux pour montrer à leurs détracteurs que la capoeira n’était pas un sport de vauriens. Après cet instant, une samba de roda se lance et redonne de l’énergie pour finir la matinée en beauté. Toutes les filles sont allées chercher des robes longues et colorées et à chaque fois qu’une ou deux filles entraient, un ou plusieurs des plus jeunes capoerisites entraient avec un pandeiro pour lui (leur) faire honneur et danser autour d’elle(s) !

 

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