Capoeira en France !

Comment rentrer dans n’importe quelle roda? – Vou Vadiar

Il y a quelques jours nous vous présentions Vou Vadiar, notre nouveau partenaire. Comme un article vaut 10,000 mots (ou presque), en voici un, qui nous explique comment rentrer dans les trois types de roda! Bonne lecture!

Si tu veux rentrer dans la roda… c’est que tu dois maintenant savoir comment maîtriser ta peur. Si tu doutes, c’est que tu n’as probablement pas lu cet article dans  ce cas je t’invite à le lire tout de suite avant de poursuivre la lecture 😉!

© Vou Vadiar

© Vou Vadiar

Avant même te rendre à une ronde de capoeira, tu dois un minimum te renseigner chez qui tu vas. Il est inutile de faire une enquête détaillée!  Savoir qui est l’hôte de la ronde et le nom du groupe qui t’accueille est le strict minimum. Connaître les personnes qui composent le groupe, leur nombre, leur histoire est un plus non négligeable.

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© Crédit photo : Singer JP

Je fais la distinction entre trois types de roda*

  • les rondes de regionale
  • les rondes de capoeira angola
  • les rondes de rues

Cas n°1: les rondes de régionale

roda de capoeiraDans les rondes de regionale, l’orchestre est généralement composé de trois berimbaus, d’un atabaque et d’un ou deux pandeiros. Le berimbau gunga est celui qui commande la roda,  c’est donc lui qui gérera la ronde. Dans ces rondes tu dois être en uniforme blanc, abada et t-shirt avec le logo de ton groupe et jouer avec ou sans chaussures selon les recommandations de l’organisateur. Le jeu d’achat est permis si le gunga l’autorise.

Dans les groupes de capoeira regionale qui suivent rigoureusement l’enseignement du Maître Bimba*, l’orchestre est  composé d’un berimbau et de deux pandeiros. La tenue ne change mais le jeu d’achat n’est pas permis… ou du moins du peu que j’en ai vu. Pour la petite anecdote, la seule fois où j’ai réellement joué avec ce type de bateria*, c’était à l’académie du Maitre Nenel* en 2013. Il y a beaucoup plus de chances que tu tombes sur des rondes du premier type 😉

Cas 2: Les rondes de capoeira angola

roda de angolaLorsque je visite des groupes d’Angola je fais beaucoup plus attention à ma tenue. Les angoleiros* de manière générale répètent souvent cette phrase: Il faut que tu  finisses un jeu de capoeira sans te salir et sans salir ton camarade. C’est pour ça que c’est la seule catégorie de capoeiristes qui peuvent jouer de la capoeira en costume trois pièces!! Donc si tu veux pouvoir rentrer dans leur ronde, viens en costard…  estou brincando kkkk*

De manière générale, un pantalon noir, des chaussures et un t-shirt suffisamment large pour être enfilé suffisent. Il est probable qu’un code vestimentaire te soit demandé, très souvent on pourra te demander de venir tout en blanc. Mais de manière générale, évite l’abada et privilégie plutôt est pantalon ample. J’insiste sur l’habillement parce que certains n’hésiteront pas à t’exclure de la ronde si tu n’es pas correctement habillé.

La bateria des groupes d’Angola est globalement la même trois berimbaus, gunga medio e viola, un atabaque, un agogo, un  reco reco, un pandeiro. Comme tu peux t’en douter c’est le gunga qui commande aussi. L’avantage des rondes d’Angola c’est que tu es quasiment sûr de faire un jeu! J’ai même poussé le bouchon assez loin une fois et suis arrivé 4 min avant que la ronde finisse. Figure toi que le maître a insisté pour que je vienne jouer,  haha mais bon ce ne sont pas des choses à faire! Cependant je dois te mettre en garde car un jeu peut durer de une a cinq minutes dans ces rondes là, il va falloir être endurant.

Cas n°3: les rondes de rue

ronde de rue Dans une ronde de rue c’est autre histoire, la tenue vestimentaire est plus souple mais cela ne veut pas dire qu’il faut s’habiller n’importe comment tout de même !! Tu devras être beaucoup plus alerte dans ces rondes là car tout peut arriver, tous les styles de capoeira se rencontrent . Il faudra alors être suffisamment attentif pour savoir si les jeux d’achats sont autorisés ou pas, tout dépendra de la personne qui tient le berimbau gunga.

Astuces pour être sûr de rentrer

Si tu manques un peu d’assurance, je te recommande de commencer par des rondes où il y a très peu de personnes. Au moins tu es sûr de jouer et pourras petit à petit gagner en assurance. 😉

néanmoins il est bon de te lancer quelques challenges en tentant de rentrer dans des rondes beaucoup plus grosses. Selon moi, il y a deux moments qui vont maximiser des chances de pouvoir jouer dans la ronde. Ce conseil s’applique majoritairement dans les cas 1 et cas 3 que l’on a vu précédemment.

© by abeiramar.tv

© by abeiramar.tv

Le premier moment se situe en début de roda, c’est un instant où généralement beaucoup de capoeiristes hésitent à jouer. La majorité des personnes ne sont pas réellement dans la ronde, ne sont pas encore échauffé, se demandent si leur corde est bien mise, si leur pantalon est bien repassé ou pas , réfléchissent à ce qu’ils vont manger après la ronde… Bref, mille et une raison qui te laisse le champ libre pour aller jouer

Ensuite un bon moment pour rentrer est d’y aller après un jeu absolument incroyable, le genre de jeu où les gens crient parce qu’un 2015_03_22_8272_Lucie Locqueneuxtel s’est pris une rasteira* mais l’autre s’est réceptionné de justesse en queda de rins* puis a enchaîné avec un pião de cabeça*. C’est typiquement après ce genre de jeu qu’il faut jouer car toute la ronde se demande si ce qu’ils ont vu est vrai et ce laps de temps te permettra de te glisser au pied du berimbau pour aller. Tu l’as compris il faut être opportuniste !!

Te voilà maintenant armé pour aller dans n’importe quelle ronde. Envoie cet article aux personnes qui souhaitent rentrer dans les rondes en toutes circonstances et commentent cet article! Axé !

Lexique: 

roda: ronde en portugais

Maître Bimba : créateur de la capoeira régionale

bateria : orchestre en portugais

Maître Nenel: Fils du maître Bimba

estou brincando: je plaisante en portugais

kkkk: rires

rasteira: mouvement déséquilibrant

queda de rins et pião de cabeça: mouvements acrobatiques

Plus d’infos: L’article original sur VouVadiar.

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Caipora

Caipora Prononciation portugaise: [kajˈpɔɾɐ] est une entité de la mythologie TupiGuarani au Brésil . Le mot « Caipora » vient du tupi et signifie « habitant de la forêt ».

Il est représenté comme un petit Indien à la peau foncée, nu avec une très longue crinière noire, fumant un cigare et très malicieux. Parfois, Caipora est décrit comme une fille et d’autres fois comme un garçon. La représentation de la créature varie selon les régions du Brésil et est parfois confondue avec Curupira , une autre créature mythologique qui protège la forêt. Curupira est souvent décrit comme un garçon aux cheveux roux, qui a les pieds en arrière pour tromper les traqueurs.

Dans certaines régions, les tribus indigènes pensaient que les Caipora avaient peur de la lumière. Pour cette raison, ils se promenaient dans la forêt en se protégeant avec des braises. [1] Certains disent qu’il monte un bon pécari avec un bâton. Dans certaines autres régions du Brésil, le Caipora est considéré comme un cannibale et peut manger n’importe quoi, même les plus petits insectes.

Le Caipora est connu comme un habitant de la forêt, un roi des animaux, et est très vengeur des chasseurs qui ne respectent pas les règles du « fair-play » lors de la chasse. On raconte que cela effraie les proies et « cache » les traces d’animaux ou fait fuir les chasseurs dans la jungle. Il désoriente les chasseurs en simulant des bruits d’animaux et en laissant de fausses pistes.

Selon une croyance populaire, son activité s’intensifie les jours où la chasse n’est pas censée avoir lieu, donc les vendredis, les dimanches et les jours de culte. Les croyances religieuses interdisaient de chasser certains jours, mais certains ont prétendu pouvoir tromper le protecteur de la forêt. On sait que le Caipora aime la fumée, alors le jeudi soir, les chasseurs laissaient la fumée près du tronc d’un arbre et disaient «Toma, Caipora, deixa eu ir embora» [2] [3] (qui signifie «voilà») Caipora, laisse-moi partir « en portugais). La chance des chasseurs est également due aux dons de propitiatoire qui ont été offerts à la créature.

La Caipora , également appelée  » Caipora do Mato « , est une figure du folklore brésilien, considérée comme la protectrice des animaux et la gardienne des forêts.

Notez qu’il peut être représenté par un homme ou une femme. Cela varie en fonction de la région dans laquelle la légende est rapportée.

Son origine est dans la mythologie autochtone Tupi-Guarani. Du tupi, le mot « caipora » ( caapora ) signifie « habitant de la brousse ».

Quand elle sent qu’un chasseur entre dans la forêt avec l’intention d’abattre des animaux, elle laisse échapper des hurlements et des cris pour effrayer ces hommes.

Son intention est de prendre soin de ces animaux et de protéger l’environnement. La légende dit que leur force est plus grande les jours saints et les week-ends.

Le saviez-vous?

Dans le nord et le nord-est du pays, où cette légende a plus de représentation, ils utilisent ce terme pour dire que quelqu’un est malchanceux et malheureux.

Caractéristiques principales de Caipora

 

Caipora est un Indien nain, aux cheveux roux et aux oreilles pointues. Il existe des versions dans lesquelles votre corps est tout rouge et dans d’autres, vert.

Elle vit nue dans les forêts et a le pouvoir de dominer et de ressusciter les animaux. Son objectif principal est de défendre l’écosystème et donc de fabriquer des pièges et de semer la confusion parmi les chasseurs.

Par divers bruits, il distrait les chasseurs en leur offrant de fausses pistes jusqu’à ce qu’ils se perdent dans la forêt.

 

Légende de la caipora

Monté sur un cochon sauvage, le dais se promène nu dans la forêt et domine tous les animaux.

Selon la légende, il attaque les chasseurs qui ne respectent pas les accords de chasse conclus avec lui. Comme Curupira, dont il a la parenté, sa mission est de protéger les animaux de la forêt.

Manière d’agir

Selon la légende, le Caipora est la terreur des chasseurs qui chassent au-delà des besoins.

Le Caipora utilise toutes ses connaissances de la vie en forêt pour fabriquer des pièges pour les chasseurs, détruire leurs armes et frapper les chiens de chasse. La canopée effraie les chasseurs en reproduisant les sons de la forêt et modifie les sentiers pour que les chasseurs se perdent dans la forêt.

La légende raconte que les dimanches, vendredis et jours saints, le Caipora agit plus fortement et plus intensément.

Une façon d’échapper à l’action du Caipora est de vous offrir de la fumée de corde et d’autres cadeaux, qui devraient être laissés près du tronc d’un arbre, de préférence un jeudi. Même dans ce cas, rien ne garantit que le Caipora n’agira pas, car ils disent que cela peut être perfide.

Usages du mot « Caipora » et de ses dérivés

Dans le nord-est du Brésil, on dit qu’être Caipora signifie que vous traversez des moments difficiles, avec malchance et malchance.

Certains écrivains brésiliens, parmi lesquels Machado de Assis et Aluísio de Azevedo , ont utilisé les mots « Caipora » et « Caiporism » pour identifier un état de malheur.

Le mot « Caipora » a également été utilisé pour décrire les esclaves qui s’étaient échappés dans les forêts. [6]

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© GAILLARDET Rosalie
“ Chez eux, je perçois avec émotion l’urgence du geste, l’importance du temps, du son, de la couleur, et par-dessus tout, les interrogations entre le dedans et le dehors, entre l’évidence des corps et la parole incertaine”

Dans le cadre de ma formation d’Educatrice spécialisée, je suis amenée à rédiger un mémoire pratique. Ce projet répond à mes missions en tant que travailleuse sociale, à savoir favoriser l’épanouissement, la progression et l’autonomie des personnes accompagnées.

j’ai eu la chance de pouvoir utiliser ma passion comme outil au sein de mon travail.  Je dois dire que les structures ont été ouvertes à cette proposition un peu décalée, ce qui a été une grande source de joie et d’envie pour moi, que j’espère avoir transmis aux équipes avec qui j’ai travaillé et bien sûr aux usagers.

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