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Prof une arnaque sans nom

Bonjour Sou Capoeiristes;


Avant de commencer, une petite précision s’impose la lecture de cet article va vous demander un petit exercice cérébral :


 » tout au long de votre lecture, il va vous falloir remplacer le mot yoga par capoeira« 

Mais d’abord, il est nécessaire de revenir sur le contexte :
si pour vous la capoeira devient plus qu’un loisir, un sport, voir un hobby.

©nohipstergirls


Alors certaines choses qui pouvaient vous sembler difficile à acquérir comme le maniement des instruments, chanter, donner des cours, vont devenir cruciales.

Nos profs nous disent souvent qu’un capoeiriste doit savoir donner des cours et à terme avoir son groupe (prof, contra-mestre, mestre). Dans leurs bouches, cela peut paraître facile, mais attention.

La transition élevée à professeur peut s’avérer parfois très compliquée et encore plus en France.

Rede Capoeira France

© Rede Capoeira France

Trop peu de gens ne le savent pas, probablement parce que cela constitue la portion immergée de l’iceberg, celle que l’on ne voit pas, mais avoir son groupe n’est pas chose facile, à tous ceux qui espèrent un jour vivre (bien vivre) de la capoeira Posez-vous les bonnes questions ?

Ouvrir son association;
Le prix des cours en France;
Les taxes sur les travailleurs indépendants
Le manque d’information sur le régime fiscal
La formation des professeurs
Le choix d’en faire son activité principale ou secondaire.

Bref, cet article est pour vous.

Un article de Carine CASTET (Toulouse) sur le blog carinecastet.com .

Prof de yoga une arnaque sans nom .

Bonjour, je m’appelle Carine, je suis prof de yoga.
J’enseigne le yoga depuis 8 ans, je suis sans doute au pic de ma « carrière », mes cours sont complets, mes retraites sont complètes, j’ai mon propre studio à Toulouse qui fonctionne plutôt bien, je reçois des messages de jeunes prof pleines d’enthousiasme qui me demandent conseils, des personnes en reconversions qui aspirent à une vie plus inspirante via le yoga…

©carinecastet.com

On me demande d’organiser des formations de prof de YOGA… Mais je ne peux pas le faire et je vais vous dire pourquoi.

Je ne me plains pas, je me révolte ! Non, vous ne pouvez pas vivre du yoga et je vais vous montrer pourquoi. Ne quittez surtout pas votre métier. Je reçois des messages de prof de yoga en burnout toutes les semaines, à Toulouse je connais personnellement 4 prof qui ont voulu se lancer, on tout donné, quitté leur travail et se sont littéralement crashées.

Aujourd’hui comble du comble, on me demande combien coûte un cours d’essai : 18 euros, réponse : ah non désolée c’est trop cher…

En tant que prof de yoga, on dépend du régime des travailleurs indépendants, cet article est donc intéressant pour tous les travailleurs indépendants, pas que les prof de yoga.
(ATTENTION: je parlerais du statut associatif en bas de l’article, en aparté)

– Voilà les chiffres, les vrais, quand l’élève paye 18 euros son cours en fait la prof gagne 6 ,31 euro exactement. C’est ça la réalité du terrain.
– Quand l’élève paye son abonnement 425 euros pour l’année (34 cours) la prof gagne 1.91 euros pour chaque cours.

– Et pour les séjours de yoga, sur un week-end où l’élève paye 390 euros, la prof gagnera 37,86 euros. Ça c’est si c’est la prof qui organise elle-même, parce que si vous passez par un site spécialisé en « séjour bien-être » la prof gagnera 23 euros. Pourquoi si peu ? Parce qu’il y a le logement, la nourriture, les charges du travailleur indépendant, les impôts aussi.

©carinecastet.com

– Quand la prof vous fait une remise de 20 euros sur un week-end de 390 euros, elle va prendre sur ces 37.86 euros et ne gagnera que 17.86 euros sur votre séjour.

Vous trouvez toujours que c’est cher ? Chers élèves je ne vous critique pas pour trouver que c’est cher, dans mon cœur tout le monde devraient pouvoir participer aux cours. Si c’est cher c’est à cause des charges énormes, abracadabrantesque que nous supportons.

Est-ce que c’est le mauvaise gestion de la part du prof ? Non, catégoriquement non, les chiffres je connais, j’ai fait une école de commerce, à 11 ans je créais ma première entreprise, en école de commerce je créais ma 2ème entreprise, puis j’ai travaillé pour la plus grande entreprise de gestion au monde. Je suis plutôt équipée en terme de gestion.

©

Les travailleurs indépendants subissent une énorme injustice, alors qu’on voit les agriculteurs se battre pour leur droits, les salariés descendre dans la rue, les fonctionnaire faire grève, les travailleurs indépendants sont éparpillés, chacun dans leur coin, c’est facile de les assommer de charges. L’autre réalité triste c’est le suicide des travailleurs indépendants dont on ne parle pas.

Non, on ne peut pas gagner sa vie en tant que prof de yoga. Après 8 ans d’exercice si je vivais seule, je ne pourrais pas payer mon loyer ET mon alimentation (on oubli internet hein ? Parce que là c’est le luxe total). Alors oui vous pouvez devenir prof de yoga mais vous allez vivre au crochet de votre conjoint.e il faut le savoir, vous ne serez jamais indépendant.e.

Je ne comprends pas… Pourquoi autant de personnes se lancent dans les formations de yoga… Je pense que j’ai ma part de responsabilité, d’autres personnalités du yoga aussi. On montre de belles photos, des voyages, des citations inspirantes mais c’est un mensonge.

illustration personnalise

© storissime.fr

Je veux vous dire que je suis désolée si je vous ai laissé croire que la vie de prof de yoga c’était le rêve…
Sachez que derrière ces images il y a des blessures physiques dues à la fatigue, de l’épuisement physique et mental, l’engrenage des formations, et parfois une mauvaise ambiance…

Oui certaines profs, une poignée en France peuvent vivre avec le confort de l’équivalent du smic mais à quel prix ? Au prix de combien de week-end, de soirées sacrifiées ? Organisation d’ateliers, séjours, formations, travail pendant tout l’été, cours en plein air…

Pfff… Vous voulez être prof de yoga ? Vous êtes sérieuses ?
Ou mieux, vous voulez ouvrir votre propre salle de yoga ? hahah non… C’est une blague ? Peut-être que je vous ferai un article juste sur les studios de yoga une prochaine fois.

Je ne me plains pas, j’adore ce que je fais, je ne changerai pour rien au monde, mais je ne gagne pas ma vie et ça, ça me révolte. En France, un travailleur indépendant ne gagne pas sa vie, il survit : prof de yoga, artisan, boulanger, pâtissier, infirmière, psychologue, formateur, sophrologue.

Un jours on m’a dit que ce serait bien d’enseigner le yoga sur donation, qu’avant cette discipline était transmise de cette manière. Ah oui, je n’y avais pas pensé, pourquoi ne pas faire une donation à l’URSSAF, au RSI, au trésor public, EDF, la Poste aussi, leur donner ce qu’on a envie selon le service qu’ils nous auraient fournis… Pourquoi pas, dès qu’ils passent au système de donation, promis je m’y mets. J’adore cette idée, je vais les appeler !

©

Mon conseil ? Allez je frétille, je vais vous donner un conseil qui va vous éviter 10 ans de galère, c’est génial non ? Vivez le yoga, cette merveilleuse tradition, en dehors de la professionnalisation.

Vous pensez que vous êtes différentes ? Que vous vous allez y arriver ? Que si seulement vous aviez plus d’élèves dans vous cours vous pourriez en vivre ? Ben non… je vous rappelle pour la petite histoire, j’ai entre 20-30 personnes qui assistent à chacun de mes cours, mes retraites sont complètes, je devrais vivre la Life ! Ben non, je dois choisir, je paye mon loyer ou la bouffe ? Je ne suis pas à plaindre j’ai un mari, d’autres sources de revenus aussi mais hors yoga !

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Caipora

Caipora Prononciation portugaise: [kajˈpɔɾɐ] est une entité de la mythologie TupiGuarani au Brésil . Le mot « Caipora » vient du tupi et signifie « habitant de la forêt ».

Il est représenté comme un petit Indien à la peau foncée, nu avec une très longue crinière noire, fumant un cigare et très malicieux. Parfois, Caipora est décrit comme une fille et d’autres fois comme un garçon. La représentation de la créature varie selon les régions du Brésil et est parfois confondue avec Curupira , une autre créature mythologique qui protège la forêt. Curupira est souvent décrit comme un garçon aux cheveux roux, qui a les pieds en arrière pour tromper les traqueurs.

Dans certaines régions, les tribus indigènes pensaient que les Caipora avaient peur de la lumière. Pour cette raison, ils se promenaient dans la forêt en se protégeant avec des braises. [1] Certains disent qu’il monte un bon pécari avec un bâton. Dans certaines autres régions du Brésil, le Caipora est considéré comme un cannibale et peut manger n’importe quoi, même les plus petits insectes.

Le Caipora est connu comme un habitant de la forêt, un roi des animaux, et est très vengeur des chasseurs qui ne respectent pas les règles du « fair-play » lors de la chasse. On raconte que cela effraie les proies et « cache » les traces d’animaux ou fait fuir les chasseurs dans la jungle. Il désoriente les chasseurs en simulant des bruits d’animaux et en laissant de fausses pistes.

Selon une croyance populaire, son activité s’intensifie les jours où la chasse n’est pas censée avoir lieu, donc les vendredis, les dimanches et les jours de culte. Les croyances religieuses interdisaient de chasser certains jours, mais certains ont prétendu pouvoir tromper le protecteur de la forêt. On sait que le Caipora aime la fumée, alors le jeudi soir, les chasseurs laissaient la fumée près du tronc d’un arbre et disaient «Toma, Caipora, deixa eu ir embora» [2] [3] (qui signifie «voilà») Caipora, laisse-moi partir « en portugais). La chance des chasseurs est également due aux dons de propitiatoire qui ont été offerts à la créature.

La Caipora , également appelée  » Caipora do Mato « , est une figure du folklore brésilien, considérée comme la protectrice des animaux et la gardienne des forêts.

Notez qu’il peut être représenté par un homme ou une femme. Cela varie en fonction de la région dans laquelle la légende est rapportée.

Son origine est dans la mythologie autochtone Tupi-Guarani. Du tupi, le mot « caipora » ( caapora ) signifie « habitant de la brousse ».

Quand elle sent qu’un chasseur entre dans la forêt avec l’intention d’abattre des animaux, elle laisse échapper des hurlements et des cris pour effrayer ces hommes.

Son intention est de prendre soin de ces animaux et de protéger l’environnement. La légende dit que leur force est plus grande les jours saints et les week-ends.

Le saviez-vous?

Dans le nord et le nord-est du pays, où cette légende a plus de représentation, ils utilisent ce terme pour dire que quelqu’un est malchanceux et malheureux.

Caractéristiques principales de Caipora

 

Caipora est un Indien nain, aux cheveux roux et aux oreilles pointues. Il existe des versions dans lesquelles votre corps est tout rouge et dans d’autres, vert.

Elle vit nue dans les forêts et a le pouvoir de dominer et de ressusciter les animaux. Son objectif principal est de défendre l’écosystème et donc de fabriquer des pièges et de semer la confusion parmi les chasseurs.

Par divers bruits, il distrait les chasseurs en leur offrant de fausses pistes jusqu’à ce qu’ils se perdent dans la forêt.

 

Légende de la caipora

Monté sur un cochon sauvage, le dais se promène nu dans la forêt et domine tous les animaux.

Selon la légende, il attaque les chasseurs qui ne respectent pas les accords de chasse conclus avec lui. Comme Curupira, dont il a la parenté, sa mission est de protéger les animaux de la forêt.

Manière d’agir

Selon la légende, le Caipora est la terreur des chasseurs qui chassent au-delà des besoins.

Le Caipora utilise toutes ses connaissances de la vie en forêt pour fabriquer des pièges pour les chasseurs, détruire leurs armes et frapper les chiens de chasse. La canopée effraie les chasseurs en reproduisant les sons de la forêt et modifie les sentiers pour que les chasseurs se perdent dans la forêt.

La légende raconte que les dimanches, vendredis et jours saints, le Caipora agit plus fortement et plus intensément.

Une façon d’échapper à l’action du Caipora est de vous offrir de la fumée de corde et d’autres cadeaux, qui devraient être laissés près du tronc d’un arbre, de préférence un jeudi. Même dans ce cas, rien ne garantit que le Caipora n’agira pas, car ils disent que cela peut être perfide.

Usages du mot « Caipora » et de ses dérivés

Dans le nord-est du Brésil, on dit qu’être Caipora signifie que vous traversez des moments difficiles, avec malchance et malchance.

Certains écrivains brésiliens, parmi lesquels Machado de Assis et Aluísio de Azevedo , ont utilisé les mots « Caipora » et « Caiporism » pour identifier un état de malheur.

Le mot « Caipora » a également été utilisé pour décrire les esclaves qui s’étaient échappés dans les forêts. [6]

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CAPOEIRA PARA TODOS "Abdoulaye" Episode 1

Un article de Rosalie, Paris. Contributrice SOU CAPOEIRA!

Abdoulaye et la capoeira

Entretien avec Peter BROOK par Claude CHALANGUIER Espace de recherche, Vie artistique et culturelle Université Lumière Lyon 2 Reliance n°10 juin 2003Entretien avec Peter BROOK par Claude CHALANGUIER Espace de recherche, Vie artistique et culturelle Université Lumière Lyon 2 Reliance n°10 juin 2003

© GAILLARDET Rosalie
“ Chez eux, je perçois avec émotion l’urgence du geste, l’importance du temps, du son, de la couleur, et par-dessus tout, les interrogations entre le dedans et le dehors, entre l’évidence des corps et la parole incertaine”

Dans le cadre de ma formation d’Educatrice spécialisée, je suis amenée à rédiger un mémoire pratique. Ce projet répond à mes missions en tant que travailleuse sociale, à savoir favoriser l’épanouissement, la progression et l’autonomie des personnes accompagnées.

j’ai eu la chance de pouvoir utiliser ma passion comme outil au sein de mon travail.  Je dois dire que les structures ont été ouvertes à cette proposition un peu décalée, ce qui a été une grande source de joie et d’envie pour moi, que j’espère avoir transmis aux équipes avec qui j’ai travaillé et bien sûr aux usagers.

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