On y était: Foi na praça sete que o mestre dunga me contou…

Un article de Bom Cabelo (Paris). Contributeur SOUCAPOEIRA!

 

Foi na praça sete que o mestre dunga me contou…

Dunga
© Bom Cabelo

Comme capoeiristes, on a tous entendu dans une roda ou écouter sur YouTube, la chanson foi na praça sete…

Cette chanson qui met une énergie de dingue raconte l’histoire d’un capoeiriste qui demande à une autre personne d’arrêter de lui jeter le mauvais œil car il venait de se faire embarquer par la police…
L’auteur de cette chanson n’est autre que le grand maître Dunga.
En écoutant son cd ( https://youtu.be/T3wJnGO3MGw) au début il se fait interviewer par une femme qui lui pose des questions sur son histoire, et en racontant son histoire il confie à cette femme que ce sont : le peuple, la communauté capoeiristique du Brésil, les rodas de rue et le fait d’avoir été menotté, emmené en prison puis torturé qui font qu’il ait le titre de grand maître.

Maître Dunga c’est un grand nom dans la capoeira et c’est pour moi une légende vivante. Ce grand monsieur fait partie d’une génération de capoeiristes qui ont énormément souffert pour que l’on pratique aujourd’hui notre art avec du plaisir.

J’avais déjà eu l’occasion de prendre mon selfie avec lui dans sa ville, Belo Horizonte lors de l’évènement du groupe Capoeira Gerais en 2015, mais c’était plein de monde je n’ai pas pu apprécier le personnage ni discuter un peu avec lui…
Cordao-de-Ouro-Edinho
© Cordao-de-Ouro-Edinho
Quand j’ai su que le Contre-Maître Edinho organisait son évènement avec en invité spécial Maître Dunga, j’ai tout de suite su que j’allais passer cette semaine passer avec eux….
De mémoire c’est la seule fois que le Maître sera présent àParis.
C’était important pour moi d’être présent car sans ces personnes nous n’aurions pas cette liberté de pratiquer la capoeira dans la rue, dans les parcs…

En arrivant j’ai aidé à l’installation du matériel et dans les mains j’avais le rebolo du maître, avec dedans son chapeau et son reco reco… J’étais comme un enfant les yeux plein d’émotion.

© Cordao-de-Ouro-Edinho

( j’étais tout seul dans mon délire… Mais bon les gens sont habitués à ma folie…) je l’ai chouchouté et gardé en main pendant 10min, histoire de pouvoir dire : je l’ai eu dans les mains !

L’événement commence, le Maître arrive et je sens son aura et je me dis que ça va être ouf. Et la la roda commence… Le maître se positionne avec son rebolo, le triangle à côté et commence à chanter.

Et là, le kiff total, j’écoute et j’apprécie ce moment, plein

© Cordao-de-Ouro-Edinho

d’énergie et musicalement fort. Et là le summum, le maître commence a chanté « foi na praça sete… » Tout le monde saute, chante, danse sous le dum dum du rebolo de Maître Dunga.

Pour moi la pratique de la capoeira va plus loin que la pratique sportive, il y a plein d’aspects qui ne sont palpables que par ces anciens; leurs vécus et leur savoir sont totalement différents que celui de nos maîtres et profs actuels… Même s’il ne peut plus faire des ciseaux ou certains coups dans des rodas, il a énormément à transmettre.

© Cordao-de-Ouro-Edinho

Il faut continuer à faire des évènements et prendre tout ce qu’il y a à prendre de ces personnes avant qu’elles ne partent…  Car le savoir et la connaissance ne peuvent être éternels que s’ils sont transmis.

Je suis reparti de cet évènement ressourcé et plein de bonne vibes. Et je conseille à tout capoeiriste qui aime son art de ne pas laisser passer des occasions pareilles !!

Prévisualiser la vidéo YouTube Canal do Capoeira – Grão Mestre Dunga Capoeira

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