Capoeira en France !EnseignementLes petites histoires

J’avais envie de vous parler de sport – La Capoeira

Un article de Constance « Pimentinha » (Toulouse) sur le blog Koala Rayé.

Aujourd’hui, , on va parler capoeira, avec Constance. Ce sport de combat, dirons-nous aux multiples facettes…

Cette jeune Toulousaine de 28 ans qui tient le blog « Koala Rayé » depuis 2012. Entre derniers achats, coups de cœur et wishlist, elle publie essentiellement des looks à base de baskets. Parallèlement,  de temps en temps elle nous fait partager ces passions…

Dans cette article elle va s’attaquer à un morceau un peu dur à raconter la capoeira.

La capoeira, qu’est ce que c’est?

© koalaraye.blogspot.fr

 Alors, à proprement parler, je n’en fais plus car je n’avais pas le temps de continuer à m’investir dans ce sport (et quel investissement!) mais j’en ai quand même fait pendant 6 ans et rien ne dit que je ne reprenne pas plus tard lorsque mon emploi du temps sera, dirons-nous, un peu plus serein.
Revenons a nos moutons, la capoeira..

© koalaraye.blogspot.fr

Elle oscille entre danse, combat, (ce que l’on en perçoit du moins), mais également jeu, musique, chants (je peux vous dire que lorsque vous commencez à en faire, vous repérez de loin les rodas de rue mais de même, nous y reviendrons plus tard) et histoire du Brésil. Car oui la capoeira c’est un peu tout ça et même plus et vous le savez peut-être mais ce sport (mais je rebute à employer ce mot car ce n’est vraiment pas qu’un sport c’est beaucoup plus) est à l’origine Brésilien. L’histoire veut que ce soit les esclaves amenés  de force d’Afrique vers le Brésil qui aient inventé cette danse pour s’entraîner à combattre sans éveiller les soupçons de leurs maîtres, en faisant passer la capoeira pour une danse, un jeu malicieux inoffensif.

© koalaraye.blogspot.fr

Pourtant, les coups pouvaient être fatals et c’est ainsi que dans la période post-colonialiste, en 1890, la capoeira est interdite par les autorités brésiliennes et perçue comme un sport de bandits (il faut pourtant préciser que certains s’en servaient probablement à mauvais escient, mais bref…). Pour faire bref la capoeira se démocratise au début du 20ème siècle grâce à Mestre Bimba qui va mettre en valeur la capoeira Regional (celle qui se fait remarquer par les figures acrobatiques et qui est très rapide) mais aussi par Mestre Pastinha, qui, lui garde l’aspect traditionnel avec la capoeira Angola (jeu basé sur la malice face à l’adversaire, avec des rythmes bien plus lents mais où l’on doit tromper l’adversaire, feinter)…

J’en reste là pour l’historique car d’autres le font bien mieux que moi…
Pourquoi ce sport?

J’étais toujours très attirée par les rodas de capoeira que l’on peut croiser dans les rues, ces rondes qui encerclent les joueurs de capoeira, autour desquelles certains jouent des instruments, et les reste chante en frappant dans leurs mains en attendant de pouvoir jouer. Il s’en dégage une énergie folle.

© koalaraye.blogspot.fr

Donc après avoir pratiqué quelque peu, je peux vous dire ici ce qu’il engendrera par rapport à votre forme physique et d’autres trucs…
_Une souplesse sans pareille : certes, chacun est différent par rapport à la souplesse mais même si vous êtes droit comme un piquet, au fur et à mesure, cela pourra s’améliorer… (hélas, ça repart aussi très vite…) Je peux vous dire qu’il n’y a rien de plus jubilatoire que de s’entraîner à apprendre un mouvement pour enfin réussir à le réaliser!
_Une meilleure coordination chant, rythme… Au début, ce n’est absolument pas évident de suivre le rythme donné par celui qui dirige la roda que ce soit par les tapements de mains où dans la roda où il faut adapter ses mouvements, sa rapidité au rythme, mais ça vient, ça vient…

© koalaraye.blogspot.fr

_Un corps tonique, musclé… Étant donné la teneur des entraînement (je pratiquais la capoeira régional, à base de bon nombres d’exercices très physiques), le physique suit forcément au bout d’un moment… Bon il faut quand même coupler le sport à quelque chose d’autre ou en faire plusieurs fois par semaine mais au fur et à mesure, le rythme cardiaque se développe également…

_De meilleurs réflexes. En dehors de donner des coups, la capoeira apprend également à les esquiver à les parer voir à y réagir.

© koalaraye.blogspot.fr

_Aucun rapport ou si, peut-être puisque j’en parle… Mais pratiquer la capoeira m’a en quelques sortes donné confiance en moi… Je n’étais pas quelqu’un de très extravertie (et je ne le suis toujours pas) mais disons que j’ai peut-être moins de mal à prendre la parole en public, entre autre… 🙂

Ceci dit, tout cela ne vient pas de suite, comme on dit si bien, Rome ne s’est pas bâtie en un jour, et là c’est pareil, c’est à force d’entraînements que l’on arrive à avoir des réflexes précis, à se surprendre soi-même…

Choisir son club de capoeira

Personnellement, j’ai fait ça complètement au hasard et il se trouve que je suis bien tombée. Le premier groupe de Capoeira dans lequel

© koalaraye.blogspot.fr

je suis rentrée, j’y suis restée! Pour ma part, donc, il était orienté capoeira régional, plus acrobatique et plus rapide que l’autre type de capoeira (Angola pour ceux qui suivent!) et je dois dire que les acrobaties font partie de ce qui me séduisait dans ce sport, ainsi que la vitesse à laquelle se joue cette capoeira là (rythmes très rapides, coups de pieds également, à la différence de la capoeira Angola). En gros, la manière dont vous jouerez la capoeira dépendra de votre club… ça peut paraître anodin mais ça peut changer beaucoup de choses… Ceci dit, la capoeira reste un sport ouvert, ce n’est pas parce que j’étais dans un groupe de capoeira regional qu’on ne faisait que ça…

L’équipement
Là je vais parler de mon groupe plus particulièrement car à part lorsque j’ai vécu à Rome, je n’en ai pas changé… La tenue du capoeiriste régional se compose :
_d’un abada (pantalon) blanc fabriqué dans un tissu qui permet une liberté de mouvement
_d’un t-shirt qui sera probablement celui de votre groupe de capoeira

_d’éventuelles chaussures légères mais personnellement je préférai travailler pieds nus même si au début vous aurez affaire à de grosses ampoules… Il faut souffrir pour… pour s’amuser dirons nous 😉 mais si vous êtes douillets, je vous conseille les chaussures 😉

© koalaraye.blogspot.fr

_de la corde, qui, elle correspond à votre grade. Mais attention, la couleur des grades change selon les groupes. La corde d’un maître peut par exemple être blanche dans un groupe et noire dans l’autre donc méfiez vous de celui que vous avez en face de vous 😉 En outre, la corde, ça se mérite, dans mon groupe, la première s’obtient à l’issue du batizado, la cérémonie de remise des cordes après un jeu avec un maître ou professeur de capoeira… Attention toutefois, comme mon prof avait l’occasion de le dire, la corde ne fait pas le bon capoeiriste…On vous donnera aussi éventuellement lors du batizado votre surnom de capoeiriste… Le mien, c’est Pimentinha, il paraît que je pique…

Tee-shirt d’un évènement, abada et corde

© koalaraye.blogspot.fr

 Différentes couleurs de cordes, différents grades

© koalaraye.blogspot.fr

Un cours type de capoeira
Alors de même ici, je me base sur ma propre expérience, j’imagine que cela peut varier d’un cours à l’autre…

Les cours durent environ une heure et demi.

Ginga  © koalaraye.blogspot.fr

_La première partie est consacrée à l’échauffement, course, endurance, ginga (le mouvement de base de la capoeira, celui qui donne un côté dansant, qui fait balancer le corps des jogadores), travail d’esquives, déplacements… on commence à chauffer le corps.

_La deuxième partie, la plus longue, est consacrée à l’entraînement : on apprend des mouvements, on les répète souvent avec un partenaire, on travaille des variantes de ces mouvements, etc…

Queixada                                © koalaraye.blogspot.fr

_La dernière partie du cours, et la meilleure (!)… La mise en pratique des mouvements dans la roda… On forme un cercle, on prépare les instruments, les chants commencent à retentir et vous commencez à entrer dans la roda. C’est très intimidant, au début, mais après, je peux vous jurer qu’une force d’attraction vous poussera à vous jeter dans le jeu et vous trouverez que vous en sortirez bien trop tôt! Et attention, ici pas de chorégraphie travaillée, tout se fait à l’instinct, quand

Queda de rins © koalaraye.blogspot.fr

vous jouez, c’est de la pure improvisation, des réactions aux coups de vos adversaires, des esquives, des acrobaties que vous arrivez à placer, des chutes (car il y en a!)… ça peut parfois être impressionnant mais les capoeiristes savent ce qu’ils font, ils s’adaptent au niveau de la personne qui se trouve en face d’eux 😉 C’est le moment tant attendu du cours qui peut durer très longtemps, car vous le verrez, dans une roda, on perd souvent toute notion de temps…

Roda do capoeira


Les petits trucs en plus

_Vous le percevrez au bout de quelques temps, quand vous commencerez à vous sentir à l’aise dans la roda, mais on dit souvent d’un bon capoeiriste qu’il est malicieux… Cette mali

Roda do capoeira © koalaraye.blogspot.fr

ce, vous la percevrez dans le jeu, dans la manière qu’il aura de vous faire croire qu’il va d’un côté et quand vous le retrouverez de l’autre 😉 Et vous serez déjà par terre quand vous vous en rendrez compte…

_Au fur et à mesure des cours, vous commencerez à bien comprendre les différents rythmes car n’existent pas que capoeira regional ou capoeira angola… Il y a des variantes, notamment bengela qui se situe entre les deux (ni trop lente ni trop rapide).

_Pour compléter vos cours, vous aurez probablement la possibilité de participer à des stages avec d’autres professeurs, contre-maîtres, maîtres, profitez-en, c’est l’occasion de mettre à profit vos quelques connaissances  d’apprendre de nouveaux m

Roda do capoeira © koalaraye.blogspot.fr

ouvements ou de comprendre comment en faire certains autres…
_Je n’en ai pas parlé, mais l’apprentissage du portugais brésilien fait partie intégrante de l’entraînement du capoeiriste, à la fois de par les chants qui sont tous en brésilien et qui font aussi souvent référence à l’Afrique mais également parce que les personnes que vous serez amenés à rencontrer dans les différents stages, seront tout simplement majoritairement des Brésiliens qui ne parlent pas nécessairement français bien que la capoeira soit en pleine expansion en Europe…

Roda de Rua

Ah ça me donnerait presque envie de recommencer de reparler de ce sport… En espérant vous avoir fait découvrir quelque chose…

© koalaraye.blogspot.fr

Je peux seulement vous dire que ça vaut le coup d’essayer mais attention si ça vous plaît, vous risquez bel et bien de tomber dans la magique capoeira… et de finir votre vie au Brésil, à Bahia… 😉

Mon groupe sur Toulouse : Candeias avec le Contra Mestre Molejo

© koalaraye.blogspot.fr

Contact : koalaraye@gmail.com

Son blog « Koala Rayé »
Facebook & Instagram

Vous avez aimé cet article? N’hésitez pas à le partager!
N’oubliez pas de liker SouCapoeira sur facebook et de nous suivre sur twitter!

Related posts
Capoeira en France !Les petites histoiresLifestyleSocio-anthropologie

Caipora

Caipora Prononciation portugaise: [kajˈpɔɾɐ] est une entité de la mythologie TupiGuarani au Brésil . Le mot « Caipora » vient du tupi et signifie « habitant de la forêt ».

Il est représenté comme un petit Indien à la peau foncée, nu avec une très longue crinière noire, fumant un cigare et très malicieux. Parfois, Caipora est décrit comme une fille et d’autres fois comme un garçon. La représentation de la créature varie selon les régions du Brésil et est parfois confondue avec Curupira , une autre créature mythologique qui protège la forêt. Curupira est souvent décrit comme un garçon aux cheveux roux, qui a les pieds en arrière pour tromper les traqueurs.

Dans certaines régions, les tribus indigènes pensaient que les Caipora avaient peur de la lumière. Pour cette raison, ils se promenaient dans la forêt en se protégeant avec des braises. [1] Certains disent qu’il monte un bon pécari avec un bâton. Dans certaines autres régions du Brésil, le Caipora est considéré comme un cannibale et peut manger n’importe quoi, même les plus petits insectes.

Le Caipora est connu comme un habitant de la forêt, un roi des animaux, et est très vengeur des chasseurs qui ne respectent pas les règles du « fair-play » lors de la chasse. On raconte que cela effraie les proies et « cache » les traces d’animaux ou fait fuir les chasseurs dans la jungle. Il désoriente les chasseurs en simulant des bruits d’animaux et en laissant de fausses pistes.

Selon une croyance populaire, son activité s’intensifie les jours où la chasse n’est pas censée avoir lieu, donc les vendredis, les dimanches et les jours de culte. Les croyances religieuses interdisaient de chasser certains jours, mais certains ont prétendu pouvoir tromper le protecteur de la forêt. On sait que le Caipora aime la fumée, alors le jeudi soir, les chasseurs laissaient la fumée près du tronc d’un arbre et disaient «Toma, Caipora, deixa eu ir embora» [2] [3] (qui signifie «voilà») Caipora, laisse-moi partir « en portugais). La chance des chasseurs est également due aux dons de propitiatoire qui ont été offerts à la créature.

La Caipora , également appelée  » Caipora do Mato « , est une figure du folklore brésilien, considérée comme la protectrice des animaux et la gardienne des forêts.

Notez qu’il peut être représenté par un homme ou une femme. Cela varie en fonction de la région dans laquelle la légende est rapportée.

Son origine est dans la mythologie autochtone Tupi-Guarani. Du tupi, le mot « caipora » ( caapora ) signifie « habitant de la brousse ».

Quand elle sent qu’un chasseur entre dans la forêt avec l’intention d’abattre des animaux, elle laisse échapper des hurlements et des cris pour effrayer ces hommes.

Son intention est de prendre soin de ces animaux et de protéger l’environnement. La légende dit que leur force est plus grande les jours saints et les week-ends.

Le saviez-vous?

Dans le nord et le nord-est du pays, où cette légende a plus de représentation, ils utilisent ce terme pour dire que quelqu’un est malchanceux et malheureux.

Caractéristiques principales de Caipora

 

Caipora est un Indien nain, aux cheveux roux et aux oreilles pointues. Il existe des versions dans lesquelles votre corps est tout rouge et dans d’autres, vert.

Elle vit nue dans les forêts et a le pouvoir de dominer et de ressusciter les animaux. Son objectif principal est de défendre l’écosystème et donc de fabriquer des pièges et de semer la confusion parmi les chasseurs.

Par divers bruits, il distrait les chasseurs en leur offrant de fausses pistes jusqu’à ce qu’ils se perdent dans la forêt.

 

Légende de la caipora

Monté sur un cochon sauvage, le dais se promène nu dans la forêt et domine tous les animaux.

Selon la légende, il attaque les chasseurs qui ne respectent pas les accords de chasse conclus avec lui. Comme Curupira, dont il a la parenté, sa mission est de protéger les animaux de la forêt.

Manière d’agir

Selon la légende, le Caipora est la terreur des chasseurs qui chassent au-delà des besoins.

Le Caipora utilise toutes ses connaissances de la vie en forêt pour fabriquer des pièges pour les chasseurs, détruire leurs armes et frapper les chiens de chasse. La canopée effraie les chasseurs en reproduisant les sons de la forêt et modifie les sentiers pour que les chasseurs se perdent dans la forêt.

La légende raconte que les dimanches, vendredis et jours saints, le Caipora agit plus fortement et plus intensément.

Une façon d’échapper à l’action du Caipora est de vous offrir de la fumée de corde et d’autres cadeaux, qui devraient être laissés près du tronc d’un arbre, de préférence un jeudi. Même dans ce cas, rien ne garantit que le Caipora n’agira pas, car ils disent que cela peut être perfide.

Usages du mot « Caipora » et de ses dérivés

Dans le nord-est du Brésil, on dit qu’être Caipora signifie que vous traversez des moments difficiles, avec malchance et malchance.

Certains écrivains brésiliens, parmi lesquels Machado de Assis et Aluísio de Azevedo , ont utilisé les mots « Caipora » et « Caiporism » pour identifier un état de malheur.

Le mot « Caipora » a également été utilisé pour décrire les esclaves qui s’étaient échappés dans les forêts. [6]

Lire
Capoeira en France !Socio-anthropologie

CAPOEIRA PARA TODOS "Abdoulaye" Episode 1

Un article de Rosalie, Paris. Contributrice SOU CAPOEIRA!

Abdoulaye et la capoeira

Entretien avec Peter BROOK par Claude CHALANGUIER Espace de recherche, Vie artistique et culturelle Université Lumière Lyon 2 Reliance n°10 juin 2003Entretien avec Peter BROOK par Claude CHALANGUIER Espace de recherche, Vie artistique et culturelle Université Lumière Lyon 2 Reliance n°10 juin 2003

© GAILLARDET Rosalie
“ Chez eux, je perçois avec émotion l’urgence du geste, l’importance du temps, du son, de la couleur, et par-dessus tout, les interrogations entre le dedans et le dehors, entre l’évidence des corps et la parole incertaine”

Dans le cadre de ma formation d’Educatrice spécialisée, je suis amenée à rédiger un mémoire pratique. Ce projet répond à mes missions en tant que travailleuse sociale, à savoir favoriser l’épanouissement, la progression et l’autonomie des personnes accompagnées.

j’ai eu la chance de pouvoir utiliser ma passion comme outil au sein de mon travail.  Je dois dire que les structures ont été ouvertes à cette proposition un peu décalée, ce qui a été une grande source de joie et d’envie pour moi, que j’espère avoir transmis aux équipes avec qui j’ai travaillé et bien sûr aux usagers.

Dans ce cadre la je vais vous parler de ma rencontre avec « Abdoulaye »

Lire
Capoeira en France !F.F.C

"le breakdance entre aux JO... Quid de la capoeira"

Un article de Mandacaru, Paris. Contributeur SOU CAPOEIRA!

Le breakdance entre aux Jeux Olympiques… Quid de la capoeira ?

Le Comité International Olympique situé à Genève, en Suisse, vient de valider l’entrée de 4 nouveaux sports

© Comité international olympique

(breakdance, surf, escalade, skateboard) aux jeux olympiques en 2024 dans une volonté de mettre en valeur les sports urbains pour s’adapter à un public jeune, avec toutefois la possibilité d’enlever un sport après les JO de Tokyo 2020, mais pas d’en rajouter.

Lire
Newsletter
Become a Trendsetter
Sign up for Davenport’s Daily Digest and get the best of Davenport, tailored for you.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.