Un article de Chloé et Menina, nouvelles contributrices SouCapoeira, sur la capoeira, le temps d’un évènement et l’émotion, qui dure bien plus longtemps. Une sorte de déclaration d’amour…

© *Gafanhoto* for Capoeira Cdo Paris

© *Gafanhoto* for Capoeira Cdo Paris

Du 30 avril au 3 mai dernier, CDO Paris a organisé son 10ème batizado, un événement appelé Passo A Frente. Il réunit chaque année des dizaines d’invités et des élèves du monde entier, en plus de la soixantaine d’élèves parisiens de Mestre Chicote. Cette année la liste d’invités était toutefois encore plus longue que les années précédentes. Mestre Chicote avait prévenu : il voulait marquer le coup et faire une grande fête pour célébrer à la fois l’anniversaire du groupe de Paris et son propre anniversaire de capoeira (30 ans de capoeira, 20 ans chez Cordão de Ouro).

Alors, je ne vais pas y aller par quatre chemins, ça a en effet été une graaaaaande fête. Il y a eu les moments émotion avec la formatura des premiers instructeurs et instructrices de CDO Paris, et une cérémonie de troca de corda réunissant les élèves de tous les groupes créés par Mestre Chicote : CDO Paris donc, mais aussi CDO Bay Area en Californie, CDO Corée du Sud, CDO Costa Rica et CDO Lettonie.

© *Gafanhoto* for Capoeira Cdo Paris

© *Gafanhoto* for Capoeira Cdo Paris

Il y a eu les moments historiques avec les cours donnés en parallèle par Mestre Suassuna et Mestre Acordeon se terminant par un beau jeu entre les deux doyens de la capoeira. Il y a surtout eu des larmes et des courbatures avec au total une quinzaine de cours en seulement 3 jours, jusqu’à 18 rodas en même temps, et puis des fous rires inoubliables avec les délires sans retenue de certains contra-mestres dont je tairai les noms 😉

© *Gafanhoto* for Capoeira Cdo Paris

© *Gafanhoto* for Capoeira Cdo Paris

Avec toute l’objectivité d’une élève de CDO Paris (!), je dirais que ça a vraiment été un événement spécial, bien plus que simplement le rituel annuel du batizado. Pendant les jours qui ont suivi, nous avons tous gagné de nouveaux amis sur Facebook, ajouté des photos, rivalisé de commentaires en tous genres. Mais l’une d’entre nous, la toute fraiche Instrutora Menina, de Bay Area en Californie a écrit un petit texte très éloquent qui m’a beaucoup touchée. Instrutora Menina a accepté que je traduise son texte (l’original est en anglais), c’est pour moi l’une des plus belles et plus vraies expressions de ce qu’est la capoeira, bien au-delà de mon groupe chéri CDO et de l’événement de cette année.

© *Gafanhoto* for Capoeira Cdo Paris

© *Gafanhoto* for Capoeira Cdo Paris

Voici son texte :

« Cette année, deux jours avant le début du Passo A Frente, on nous a annoncé que l’événement aurait lieu dans un gymnase beaucoup plus petit… avec 300 participants venus du monde entier. Il a aussi plu… presque non stop pendant 3 jours. Il y a eu des vols retardés, un bagage perdu… Mais on ne peut pas nier que ce qui s’est passé entre le 30 avril et le 3 mai n’a été rien de moins que magique.

Des capoeiristes bien plus sages que moi m’ont dit – Mestre Chicote et Contra-Mestre Xango pour ne citer qu’eux – que si tu la laisses faire, la capoeira peut changer ta vie ; qu’elle n’a pas seulement le pouvoir de te rendre plus fort et plus doué physiquement, elle a le pouvoir de t’ouvrir le cœur. Après ce week-end, je crois que je commence enfin à comprendre ce qu’ils voulaient dire. La capoeira et ceux qui consacrent leur vie à l’enseigner ont rendu ma vie incroyablement riche.

© *Gafanhoto* for Capoeira Cdo Paris

© *Gafanhoto* for Capoeira Cdo Paris

Je n’oublierai jamais combien j’ai été impressionnée en arrivant à la roda de rue du mercredi soir, voir Mestre Suassuna et Mestre Acordeon à la bateria ; combien je me suis sentie inspirée en encourageant les Professoras Janaina, Joyce, Mordaça et Luane dans leur battle contre Contra-Mestre Ivan ; combien j’ai ri devant Contra-Mestre Espirrinho imitant la danse afro et le kick-boxing ; combien je me suis sentie fière en entendant le nom de mon professeur, Contra-Mestre Xango appelé pour donner un cours, le seul non-Brésilien qui a donné un cours pendant l’événement [avec Contra-Mestre Dini] ; et le délire absolu de rester debout jusqu’à 7h tous les matins, à rire avec les amis, certains de longue date, d’autres tout nouveaux, pour finalement se réveiller deux heures plus tard, prête à en démordre à l’entrainement ; et l’adrénaline à l’état pur en sautant de roda en roda, ne s’arrêtant que par obligation lorsque, littéralement, je me suis retrouvée le souffle coupé ; et l’humilité, l’honneur et le nouveau sentiment de responsabilité en recevant mon cordão d’instructrice qui me sont soudain tombés dessus dans le train me ramenant à l’aéroport mercredi matin.

La capoeira m’a apporté tellement de cadeaux – sans elle, je n’aurais pas les amis que j’ai, je n’aurais pas voyagé là où j’ai voyagé et je ne choisirais les gens dont je m’entoure de la même manière. Merci Mestre Chicote pour cet événement exceptionnel, merci Contra-Mestre Xango de me guider – même quand je ne suis pas – et de me pousser toujours plus, merci Contra-Mestre Piolho d’être mon padrinho et prouver toujours que la taille ne compte pas dans la roda, merci à tous les capoeiristas qui étaient présents

© *Gafanhoto* for Capoeira Cdo Paris

© *Gafanhoto* for Capoeira Cdo Paris

– vous êtes une inspiration. Abraços e beijos – à très bientôt à tous. »

Related posts
Capoeira en France !Les petites histoiresLifestyleSocio-anthropologie

Caipora

Caipora Prononciation portugaise: [kajˈpɔɾɐ] est une entité de la mythologie TupiGuarani au Brésil . Le mot « Caipora » vient du tupi et signifie « habitant de la forêt ».

Il est représenté comme un petit Indien à la peau foncée, nu avec une très longue crinière noire, fumant un cigare et très malicieux. Parfois, Caipora est décrit comme une fille et d’autres fois comme un garçon. La représentation de la créature varie selon les régions du Brésil et est parfois confondue avec Curupira , une autre créature mythologique qui protège la forêt. Curupira est souvent décrit comme un garçon aux cheveux roux, qui a les pieds en arrière pour tromper les traqueurs.

Dans certaines régions, les tribus indigènes pensaient que les Caipora avaient peur de la lumière. Pour cette raison, ils se promenaient dans la forêt en se protégeant avec des braises. [1] Certains disent qu’il monte un bon pécari avec un bâton. Dans certaines autres régions du Brésil, le Caipora est considéré comme un cannibale et peut manger n’importe quoi, même les plus petits insectes.

Le Caipora est connu comme un habitant de la forêt, un roi des animaux, et est très vengeur des chasseurs qui ne respectent pas les règles du « fair-play » lors de la chasse. On raconte que cela effraie les proies et « cache » les traces d’animaux ou fait fuir les chasseurs dans la jungle. Il désoriente les chasseurs en simulant des bruits d’animaux et en laissant de fausses pistes.

Selon une croyance populaire, son activité s’intensifie les jours où la chasse n’est pas censée avoir lieu, donc les vendredis, les dimanches et les jours de culte. Les croyances religieuses interdisaient de chasser certains jours, mais certains ont prétendu pouvoir tromper le protecteur de la forêt. On sait que le Caipora aime la fumée, alors le jeudi soir, les chasseurs laissaient la fumée près du tronc d’un arbre et disaient «Toma, Caipora, deixa eu ir embora» [2] [3] (qui signifie «voilà») Caipora, laisse-moi partir « en portugais). La chance des chasseurs est également due aux dons de propitiatoire qui ont été offerts à la créature.

La Caipora , également appelée  » Caipora do Mato « , est une figure du folklore brésilien, considérée comme la protectrice des animaux et la gardienne des forêts.

Notez qu’il peut être représenté par un homme ou une femme. Cela varie en fonction de la région dans laquelle la légende est rapportée.

Son origine est dans la mythologie autochtone Tupi-Guarani. Du tupi, le mot « caipora » ( caapora ) signifie « habitant de la brousse ».

Quand elle sent qu’un chasseur entre dans la forêt avec l’intention d’abattre des animaux, elle laisse échapper des hurlements et des cris pour effrayer ces hommes.

Son intention est de prendre soin de ces animaux et de protéger l’environnement. La légende dit que leur force est plus grande les jours saints et les week-ends.

Le saviez-vous?

Dans le nord et le nord-est du pays, où cette légende a plus de représentation, ils utilisent ce terme pour dire que quelqu’un est malchanceux et malheureux.

Caractéristiques principales de Caipora

 

Caipora est un Indien nain, aux cheveux roux et aux oreilles pointues. Il existe des versions dans lesquelles votre corps est tout rouge et dans d’autres, vert.

Elle vit nue dans les forêts et a le pouvoir de dominer et de ressusciter les animaux. Son objectif principal est de défendre l’écosystème et donc de fabriquer des pièges et de semer la confusion parmi les chasseurs.

Par divers bruits, il distrait les chasseurs en leur offrant de fausses pistes jusqu’à ce qu’ils se perdent dans la forêt.

 

Légende de la caipora

Monté sur un cochon sauvage, le dais se promène nu dans la forêt et domine tous les animaux.

Selon la légende, il attaque les chasseurs qui ne respectent pas les accords de chasse conclus avec lui. Comme Curupira, dont il a la parenté, sa mission est de protéger les animaux de la forêt.

Manière d’agir

Selon la légende, le Caipora est la terreur des chasseurs qui chassent au-delà des besoins.

Le Caipora utilise toutes ses connaissances de la vie en forêt pour fabriquer des pièges pour les chasseurs, détruire leurs armes et frapper les chiens de chasse. La canopée effraie les chasseurs en reproduisant les sons de la forêt et modifie les sentiers pour que les chasseurs se perdent dans la forêt.

La légende raconte que les dimanches, vendredis et jours saints, le Caipora agit plus fortement et plus intensément.

Une façon d’échapper à l’action du Caipora est de vous offrir de la fumée de corde et d’autres cadeaux, qui devraient être laissés près du tronc d’un arbre, de préférence un jeudi. Même dans ce cas, rien ne garantit que le Caipora n’agira pas, car ils disent que cela peut être perfide.

Usages du mot « Caipora » et de ses dérivés

Dans le nord-est du Brésil, on dit qu’être Caipora signifie que vous traversez des moments difficiles, avec malchance et malchance.

Certains écrivains brésiliens, parmi lesquels Machado de Assis et Aluísio de Azevedo , ont utilisé les mots « Caipora » et « Caiporism » pour identifier un état de malheur.

Le mot « Caipora » a également été utilisé pour décrire les esclaves qui s’étaient échappés dans les forêts. [6]

Lire
Capoeira en France !Socio-anthropologie

CAPOEIRA PARA TODOS "Abdoulaye" Episode 1

Un article de Rosalie, Paris. Contributrice SOU CAPOEIRA!

Abdoulaye et la capoeira

Entretien avec Peter BROOK par Claude CHALANGUIER Espace de recherche, Vie artistique et culturelle Université Lumière Lyon 2 Reliance n°10 juin 2003Entretien avec Peter BROOK par Claude CHALANGUIER Espace de recherche, Vie artistique et culturelle Université Lumière Lyon 2 Reliance n°10 juin 2003

© GAILLARDET Rosalie
“ Chez eux, je perçois avec émotion l’urgence du geste, l’importance du temps, du son, de la couleur, et par-dessus tout, les interrogations entre le dedans et le dehors, entre l’évidence des corps et la parole incertaine”

Dans le cadre de ma formation d’Educatrice spécialisée, je suis amenée à rédiger un mémoire pratique. Ce projet répond à mes missions en tant que travailleuse sociale, à savoir favoriser l’épanouissement, la progression et l’autonomie des personnes accompagnées.

j’ai eu la chance de pouvoir utiliser ma passion comme outil au sein de mon travail.  Je dois dire que les structures ont été ouvertes à cette proposition un peu décalée, ce qui a été une grande source de joie et d’envie pour moi, que j’espère avoir transmis aux équipes avec qui j’ai travaillé et bien sûr aux usagers.

Dans ce cadre la je vais vous parler de ma rencontre avec « Abdoulaye »

Lire
Capoeira en France !F.F.C

"le breakdance entre aux JO... Quid de la capoeira"

Un article de Mandacaru, Paris. Contributeur SOU CAPOEIRA!

Le breakdance entre aux Jeux Olympiques… Quid de la capoeira ?

Le Comité International Olympique situé à Genève, en Suisse, vient de valider l’entrée de 4 nouveaux sports

© Comité international olympique

(breakdance, surf, escalade, skateboard) aux jeux olympiques en 2024 dans une volonté de mettre en valeur les sports urbains pour s’adapter à un public jeune, avec toutefois la possibilité d’enlever un sport après les JO de Tokyo 2020, mais pas d’en rajouter.

Lire
Newsletter
Become a Trendsetter
Sign up for Davenport’s Daily Digest and get the best of Davenport, tailored for you.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.