En quoi la danse m’aide dans la capoeira (Partie 1)

© Alexandre Guillaume 2015 www.alex-illustrateur.net
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La suite de nos contributions de danseuses! Après les articles de Viva sur les étirements dans la capoeira (Partie 1 et Partie 2), voici un article sur ce que la danse apporte aux capoeiristas! Merci à notre contributrice Bailarina qui répond gentiment à nos sollicitations! 

La danse… Déjà, elle ne m’apporte pas de boulot et m’offre donc beaucoup de temps pour pratiquer la capoeira ! Donc lorsque vous me verrez moins sur SouCapoeira, ce sera bon signe pour moi 🙂 .

C’est d’abord dans mon école de danse que j’ai commencé la capoeira. Ne sachant pas ce que c’était, je pensais pratiquer de la danse mélangée avec des acrobaties venues du Brésil. Je vous rassure, j’ai vite compris que ce n’était pas que ça!  Oui oui, c’était aussi des bahianais venus tout droit du Brésil pour te dire « meu amor » ou te mettre des « chapa » dans la roda… au choix! J’ai pas mal mangé (de chapas) à cette époque, mais tout a bien changé depuis! Les mentalités, la diffusion de la capoeira et le niveau parisien… tout va bien.

Ce qui me saute aux yeux, mon unique in-difficulté dans la capoeira (oui je sais ça ne se dit pas), c’est la discipline. Et je pense qu’au delà de ma bonne éducation, oui merci, dans une école de danse on considère la discipline comme quelque chose de normal, et le respect pour celui qui enseigne est assez prononcé. La danse est un art très exigeant. On le devient envers soi-même, si on ne l’est pas déjà, et cela passe aussi par l’enseignant. L’uniforme, être à l’heure, fermer sa bouche pendant les cours, faire ce que l’on nous demande, essayer, ne pas râler, transpirer, avoir mal… ouais… du gâteau.

© Alexandre Guillaume 2015 www.alex-illustrateur.net
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En ce qui concerne la souplesse, évidemment la danse y est pour beaucoup, mais avant la danse il n’y avait rien. J’ai donc souffert et travaillé comme vous mais à un autre moment, bien qu’il faille l’entretenir tout le temps, et à un autre rythme. Sachant depuis longtemps que je voulais faire de la danse mon métier, les étirements c’était tous les jours et pas à petite dose, plutôt à base de « aïe aïe aïe que c’est bon ». Oui, le danseur est masochiste mais ne vous y trompez pas, le capoeiriste aussi! Celui-là y ajoute même le sadisme, il faut bien qu’il y en ait un qui donne le martelo et l’autre qui le prenne, parfois les deux en même temps.

Ça va peut être vous étonner, mais je me suis encore aujourd’hui la moins souple dans les cours réservés aux danseurs professionnels! Alors je n’ai pas fini de m’étirer et de trouver ça chelou d’être si souple dans un milieu (la capoeira) et si peu dans l’autre (la danse)! Continuez donc à me faire des compliments, ça compense toute ma frustration lors des classes de ballet. Et en tout cas ne lâchez pas! La souplesse est capricieuse, elle prend son temps, mais un peu d’acharnement sans brusquer votre corps, et ça va venir!

Ensuite, la danse m’a évidemment apporté une conscience corporelle et une écoute musicale super utiles dans la capoeira. Mais ça, je vous en parlerai la semaine prochaine! Salve!

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