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Comment filmer la capoeira? Interview avec Lingua

linguaRencontre avec Lingua (Montpellier), capoeirista et vidéaste.

Mon apelido est Lingua, j’ai commencé la capoeira au début du siècle à Montpellier avec Mestre Bruzzi du Grupo Senzala, et je travaille depuis une vingtaine d’années en tant que caméraman et infographiste.

Depuis combien de temps fais-tu des vidéos sur la capoeira ?

Après trois années de pratique, j’ai proposé à mon maître de filmer notre batizado. A l’époque je tournais en mini-DV ou en DVcam avec des caméras que je me faisais prêter par des copains de boulot.

Au début je réalisais des dvd et avec l’arrivée de Youtube et la démocratisation des caméras HD, j’ai administré la chaîne de notre association en y postant régulièrement des vidéos.

Maintenant que je suis à Bordeaux, je filme aussi les évènements d’autres groupes. Cela m’a amené naturellement à créer ma propre chaîne.

Comment vois-tu ton travail de vidéaste ?

La fonction principale de ces vidéos, c’est la promotion de la Capoeira. Dans un monde inondé d’images, la Capoeira doit être présente pour pouvoir toucher un maximum de personnes afin de continuer à se développer. En Europe, la Capoeira est loin derrière le judo, le football, le rugby…, tous ces sports déjà établis qui ont des événements diffusés par les médias (TV, internet, presse ).

Cette couverture médiatique fait défaut à la Capoeira, j’essaie d’apporter ma modeste contribution. Ce déficit de visibilité sera comblé lorsque le grand public saura que la capoeira, ce n’est pas simplement une danse chorégraphiée où les danseurs ne se touchent pas 🙂

L’autre fonction importante de mes vidéos, c’est le support pédagogique. La vidéo est un outil génial pour progresser : apprendre des chants, des nouveaux mouvements. Que les élèves puissent se voir jouer pendant leur passage de grade, ou bien simplement pendant un cours, peut les aider à comprendre les remarques de leur professeur et corriger tel ou tel défaut. Tout le monde ne s’entraine pas dans une salle avec un miroir, et la capoeira c’est de l’expression corporelle : se voir à l’œuvre peut vous faire avancer plus vite.

Tes vidéos sont-elles différentes des autres vidéos que l’on peut voir sur internet ?

Comme je suis dans l’audiovisuel, j’ai l’avantage de travailler avec du matériel pro ou semi-pro, mes images sont plutôt de bonne qualité. Quand j’ai le temps, je fais aussi un habillage graphique afin de donner un look à la vidéo.

J’attache aussi beaucoup d’importance à la qualité du son et de la musique. Lorsque je n’ai pas une bonne bande son, j’ai du mal à monter les vidéos. L’ambiance sonore d’une roda de Capoeira fait partie de l’instant, une vidéo avec un son pourri inaudible, moi, je zappe même si les capoeiristes font des trucs de ouf !

Ton niveau de Capoeira t’aide-t-il dans la réalisation de tes vidéos ?

Cela m’avantage, car je commence à connaître le cérémonial de cet art. J’anticipe les saltos et les accrobaties, j’essaye d’être attentif à ce qui se passe « dans » et « autour » de la roda, histoire de le capter au mieux.

L’autre avantage c’est dans la relation avec la personne qui me demande de filmer l’événement : être capoeiriste la rassure, on parle la même langue (même si je dois travailler mon portugais !).

Pratiquer la capoeira et filmer la capoeira c’est possible ?

Oui c’est possible, mais pas en même temps ! Lorsque je couvre un événement, j’arrive à faire un ou deux cours et quelques jeux dans les rodas, mais d’une manière générale quand je filme, je suis frustré du point de vue de la Capoeira.

As-tu la recette pour réaliser une vidéo qui va faire un million de vues sur Youtube, Dailymotion et Vimeo ?

Ça fait toujours plaisir de faire un grand nombre de vues, mais ce n’est pas forcément la vidéo que vous préférez qui va avoir le plus de vues. C’est le cas sur ma chaîne youtube.

Quelles sont les vidéos de capoeira que tu regardes le plus souvent ?

Des vidéos de chant principalement mais j’aime bien regarder des tutos sur les mouvements d’acrobaties, car mon jeu en manque singulièrement.

Ton matériel pour travailler ?

Pour le tournage, je travaille en HD avec une sony EX1, une ou deux Gopro et un enregistreur audio. Je monte tout ça sur Adobe Premiere et je mets les vidéos en ligne sur Youtube, ou je fais un dvd selon les désirs des commanditaires.

Des conseils pour nos lecteurs pour les aider à filmer la capoeira ?

Pour filmer une roda, par exemple, je conseille de ne pas trop bouger sa caméra (ou son téléphone), d’être le plus large possible pour au moins voir les deux joueurs complètement, et de se taire pour éviter que le micro de la caméra ne capte votre voix plutôt que l’ambiance générale de la Roda.

Liens vidéos :

1-Jeux dans la Roda:

Mestre Branco – CM Fubuia – Prof. Cacique (Festival Arte Negra Bordeaux)

Mestre Timbalada e Professor Esperto (Festival Senzala Languedoc)

2- Promotion d’évènements :

Festival Ginga Nago Toulouse :

Capoeira surf 2015 Arte Negra Bordeaux :

3- Morceaux choisis dans des batizados :

Improvisation de Mestre Sorriso Festival Senzala Lozère

Batizado enfants (Capoeira Brasil Bordeaux)

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Caipora

Caipora Prononciation portugaise: [kajˈpɔɾɐ] est une entité de la mythologie TupiGuarani au Brésil . Le mot « Caipora » vient du tupi et signifie « habitant de la forêt ».

Il est représenté comme un petit Indien à la peau foncée, nu avec une très longue crinière noire, fumant un cigare et très malicieux. Parfois, Caipora est décrit comme une fille et d’autres fois comme un garçon. La représentation de la créature varie selon les régions du Brésil et est parfois confondue avec Curupira , une autre créature mythologique qui protège la forêt. Curupira est souvent décrit comme un garçon aux cheveux roux, qui a les pieds en arrière pour tromper les traqueurs.

Dans certaines régions, les tribus indigènes pensaient que les Caipora avaient peur de la lumière. Pour cette raison, ils se promenaient dans la forêt en se protégeant avec des braises. [1] Certains disent qu’il monte un bon pécari avec un bâton. Dans certaines autres régions du Brésil, le Caipora est considéré comme un cannibale et peut manger n’importe quoi, même les plus petits insectes.

Le Caipora est connu comme un habitant de la forêt, un roi des animaux, et est très vengeur des chasseurs qui ne respectent pas les règles du « fair-play » lors de la chasse. On raconte que cela effraie les proies et « cache » les traces d’animaux ou fait fuir les chasseurs dans la jungle. Il désoriente les chasseurs en simulant des bruits d’animaux et en laissant de fausses pistes.

Selon une croyance populaire, son activité s’intensifie les jours où la chasse n’est pas censée avoir lieu, donc les vendredis, les dimanches et les jours de culte. Les croyances religieuses interdisaient de chasser certains jours, mais certains ont prétendu pouvoir tromper le protecteur de la forêt. On sait que le Caipora aime la fumée, alors le jeudi soir, les chasseurs laissaient la fumée près du tronc d’un arbre et disaient «Toma, Caipora, deixa eu ir embora» [2] [3] (qui signifie «voilà») Caipora, laisse-moi partir « en portugais). La chance des chasseurs est également due aux dons de propitiatoire qui ont été offerts à la créature.

La Caipora , également appelée  » Caipora do Mato « , est une figure du folklore brésilien, considérée comme la protectrice des animaux et la gardienne des forêts.

Notez qu’il peut être représenté par un homme ou une femme. Cela varie en fonction de la région dans laquelle la légende est rapportée.

Son origine est dans la mythologie autochtone Tupi-Guarani. Du tupi, le mot « caipora » ( caapora ) signifie « habitant de la brousse ».

Quand elle sent qu’un chasseur entre dans la forêt avec l’intention d’abattre des animaux, elle laisse échapper des hurlements et des cris pour effrayer ces hommes.

Son intention est de prendre soin de ces animaux et de protéger l’environnement. La légende dit que leur force est plus grande les jours saints et les week-ends.

Le saviez-vous?

Dans le nord et le nord-est du pays, où cette légende a plus de représentation, ils utilisent ce terme pour dire que quelqu’un est malchanceux et malheureux.

Caractéristiques principales de Caipora

 

Caipora est un Indien nain, aux cheveux roux et aux oreilles pointues. Il existe des versions dans lesquelles votre corps est tout rouge et dans d’autres, vert.

Elle vit nue dans les forêts et a le pouvoir de dominer et de ressusciter les animaux. Son objectif principal est de défendre l’écosystème et donc de fabriquer des pièges et de semer la confusion parmi les chasseurs.

Par divers bruits, il distrait les chasseurs en leur offrant de fausses pistes jusqu’à ce qu’ils se perdent dans la forêt.

 

Légende de la caipora

Monté sur un cochon sauvage, le dais se promène nu dans la forêt et domine tous les animaux.

Selon la légende, il attaque les chasseurs qui ne respectent pas les accords de chasse conclus avec lui. Comme Curupira, dont il a la parenté, sa mission est de protéger les animaux de la forêt.

Manière d’agir

Selon la légende, le Caipora est la terreur des chasseurs qui chassent au-delà des besoins.

Le Caipora utilise toutes ses connaissances de la vie en forêt pour fabriquer des pièges pour les chasseurs, détruire leurs armes et frapper les chiens de chasse. La canopée effraie les chasseurs en reproduisant les sons de la forêt et modifie les sentiers pour que les chasseurs se perdent dans la forêt.

La légende raconte que les dimanches, vendredis et jours saints, le Caipora agit plus fortement et plus intensément.

Une façon d’échapper à l’action du Caipora est de vous offrir de la fumée de corde et d’autres cadeaux, qui devraient être laissés près du tronc d’un arbre, de préférence un jeudi. Même dans ce cas, rien ne garantit que le Caipora n’agira pas, car ils disent que cela peut être perfide.

Usages du mot « Caipora » et de ses dérivés

Dans le nord-est du Brésil, on dit qu’être Caipora signifie que vous traversez des moments difficiles, avec malchance et malchance.

Certains écrivains brésiliens, parmi lesquels Machado de Assis et Aluísio de Azevedo , ont utilisé les mots « Caipora » et « Caiporism » pour identifier un état de malheur.

Le mot « Caipora » a également été utilisé pour décrire les esclaves qui s’étaient échappés dans les forêts. [6]

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Un article de Rosalie, Paris. Contributrice SOU CAPOEIRA!

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Entretien avec Peter BROOK par Claude CHALANGUIER Espace de recherche, Vie artistique et culturelle Université Lumière Lyon 2 Reliance n°10 juin 2003Entretien avec Peter BROOK par Claude CHALANGUIER Espace de recherche, Vie artistique et culturelle Université Lumière Lyon 2 Reliance n°10 juin 2003

© GAILLARDET Rosalie
“ Chez eux, je perçois avec émotion l’urgence du geste, l’importance du temps, du son, de la couleur, et par-dessus tout, les interrogations entre le dedans et le dehors, entre l’évidence des corps et la parole incertaine”

Dans le cadre de ma formation d’Educatrice spécialisée, je suis amenée à rédiger un mémoire pratique. Ce projet répond à mes missions en tant que travailleuse sociale, à savoir favoriser l’épanouissement, la progression et l’autonomie des personnes accompagnées.

j’ai eu la chance de pouvoir utiliser ma passion comme outil au sein de mon travail.  Je dois dire que les structures ont été ouvertes à cette proposition un peu décalée, ce qui a été une grande source de joie et d’envie pour moi, que j’espère avoir transmis aux équipes avec qui j’ai travaillé et bien sûr aux usagers.

Dans ce cadre la je vais vous parler de ma rencontre avec « Abdoulaye »

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