Volta ao mundo: Capoeira sans Frontières – Partie 1

Je suis Bailarina, élève de Mestre Orelha du groupeBahia capoeira de Paris et je suis dans une laverie à Londres avec du temps à perdre en attendant que mes machines se terminent. J’en profite pour penser à Sou capoeira et ses articles…

Bailarina Iê Bahia & M.Orelha
© Bailarina Iê Bahia

Voyager pour la capoeira c’est aussi ça, ne plus avoir de chez soi et ne pas toujours vouloir abuser de la gentillesse de mes hôtes; donc c’est parti pour un tour de machines et une semaine de fringues à laver. C’est en octobre dernier que j’ai débuté ce périple, passant d’école en école de capoeira où la porte me sera ouverte, n’importe où dans le monde, quelque soit le groupe et la graduation. Là où les gens entendront mon désir de « vivencia da capoeira ».

Je voyage en bus sauf quand je ne peux pas. Je reste à chaque fois le temps qui est possible, selon les affinités, les moyens, les rencontres et mes rendez-vous vers les destinations suivantes. Je dors sur des canapés, sur le sol, dans des académies et j’ai même eu le droit à une chambre.

Mais surtout, je suis chaleureusement accueillie et je reçois bien plus

Bailarina Iê Bahia
© Bailarina Iê Bahia

que ce que j’étais allée chercher. J’ai pour le moment visité la Belgique, la Hollande, l’Autriche après quoi j’ai du faire un petit « break blessure », au mois de décembre, j’en ai profité pour aller me reposer sous le soleil de la Thaïlande, puis c’est début février que j’ai repris la route direction l’Angleterre.

J’y ai visité plusieurs villes car j’ai eu des invitations improvisées,

Bailarina Iê Bahia
© Bailarina Iê Bahia

comme celle de professeur Joyce de Cordao de Ouro qui a juste vu ma page facebook « capoeira sans frontières/capoeira sem fronteiras » et ensuite celle de Mestre Ousado (l’un des pionniers de la capoeira en Angleterre) qui donnait un stage et m’a proposé de le suivre pour son stage suivant dans une autre ville. Ainsi a capoeira me leva!

Au moment où j’écris, je fais une pause de trois jours à Londres (où j’ai vécu presque deux ans quelques années en arrière), je me ressource et je retrouve des amies, je me sens presque à la maison. Trois jours sans capoeira… On ne dira rien! Jusque-là je suis déjà

Bailarina Iê Bahia
© Bailarina Iê Bahia

pleine de gratitude et très heureuse de m’être lancée dans cette aventure. Je rencontre des capoeiristes de qualité et j’apprends énormément. Je suis particulièrement touchée par l’accueil des gens, souvent inconnus, et par les amitiés avec lesquelles je repars.

Ce voyage est intense mais pas forcement où je l’attendais. C’est très enrichissant et j’ai l’impression d’apprendre davantage via l’aventure

et les conversations que par les entrainements en eux-mêmes. Grâce

© Bailarina Iê Bahia
© Bailarina Iê Bahia

à tous ces « bate-papos », je me sens libre de poser un tas de questions et je n’ai senti que de la bienveillance de la part des enseignants très enthousiasmés par ma démarche. J’ai parfois l’impression de leur rendre service lorsque moi je ne sais même plus quoi faire pour remercier leur générosité.

Alors bien sûr, j’espère aussi que je progresse physiquement parlant mais ce n’est pas le plus évident en changeant de groupe et de professeur souvent (là l’on comprend plus encore l’importance d’avoir son mestre, son guide et une école seulement). Il est difficile

Bailarina Iê Bahia
© Bailarina Iê Bahia

d’assimiler une nouvelle gestuelle et de nouvelles techniques aussi rapidement, en tout cas pour moi. Mais je sais aussi à quel point le corps à sa propre mémoire et quoiqu’il en soit, j’absorbe un maximum d’informations. Il me reste certainement un immense travail de pratique par la suite pour acquérir et sauvegarder quelque chose.

… A suivre…

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