Capoeira en France !EnseignementJeuStyles de Capoeira

Batizado & Troca de cordão dans la vraie vie: épisode 1

Capoeirista and Illustrator: Alex Guillaume’s ink paintings | Capoeira Experience

© Alex Guillaume – Capoeira Experience

Batizado e Troca de cordão (ou Troca de Corda)… En français, ça veut dire Baptême et changement de corde… Un moment fort dans la capoeira, on l’attend avec impatience… mais on le redoute aussi. On a souvent peur de mal faire ou de ne pas respecter les règles, qui ne sont pas toujours claires… Alors, qu’est ce que ça veut dire?

Le rituel est assez différent selon les groupes et les professeurs, et pas seulement à cause de la couleur des cordes. Difficile de s’y repérer et de comprendre. Nous vous proposons donc un petit tour d’horizon de ce que veut dire un passage de corde, ou de grade, et comment il se fait, dans différents groupes.

Cette semaine, à partir de l’expérience de capoeiristes de notre réseau, découvrez comment ça se passe chez:  Capoeira Sul da Bahia, Cordão de Ouro, Muzenza!

sdbChez Capoeira Sul da Bahia, on pratique une double évaluation. Pendant l’année, une première évaluation: le prof suit l’évolution et l’avancement de ses élèves. A la fin de la saison, le prof donne le nom des personnes qui peuvent passer leur corde, et ces dernières passent un examen avec Mestre Railson, qui validera (ou pas) le passage. Lors de la cérémonie du baptême, les élèves qui ont réussi leurs évaluations sont appelés au pied du berimbau pour jouer.

muzenzaChez Muzenza, l’élève doit mériter sa corde, et prouver son mérite ! Pour chaque corde, l’élève doit passer un examen, et pas avec son propre prof ou instructeur. Pour les premières cordes, l’examen est simple, les questions basiques. Tous les élèves y arrivent sans problème.
A partir de la 5ème corde, l’élève doit voyager et présenter des certificats de stages avec différents Maîtres du groupe… et faire des recherches sur la capoeira!
Pour la 7ème corde, l’élève doit présenter une recherche en public, selon le thème donné par son prof. Par exemple, il peut lui demander de fabriquer lui-même son berimbau et/ ou d’écrire une chanson.
A la 9ème corde, l’élève doit parler portugais et être allé au Brésil au moins une fois. La corde ne peut être donnée que dans un évènement international et demande des cours préparatoires (notamment des cours de secourisme)!
A partir de la corde de moniteur, les cordes ne sont données qu’au Brésil ou dans des évènements internationaux, en présence d’au moins cinq maîtres.
Lors du rituel du Baptême, chaque élève reçoit sa corde, avec son nom sur la corde et, en suite il fait la volta ao mundo sur un toque d’Iuna. Un fois devant les Berimbaus, il lève sa corde pour la montrer aux maitres ! 2ème volta do mundo, il met sa corde sans que celle-ci touche le sol! Enfin, les baptisés jouent avec les professeurs, contre-maitres et maitres ! Ceux qui changent de corde jouent avec les élèves qui ont déjà le même grade.

cdoChez Cordão de Ouro Paris, les cordes sont une récompense en fonction du travail effectué pendant l’année. Si le mestre est content de ce travail et valide le niveau acquis par son élève, celui-ci (ou celle-ci) sera appelée au pied du berimbau lors de la cérémonie.
Les élèves ne savent pas à l’avance s’ils vont passer une corde pendant la cérémonie, c’est une surprise! Ils peuvent être prévenus pour le passage de leur graduation, parce qu’ils doivent alors préparer une petite démonstration.

Le jeu pendant la cérémonie n’a qu’une importance symbolique: c’est le niveau pendant l’année qui est validé. A partir des cordes plus élevées, les élèves peuvent jouer plus longtemps, être mis à l’épreuve, et ils ont l’occasion de jouer avec des contra-mestres et mestres.

Dans un prochain épisode, comment cela se passe chez: Malungos, Abadá, et Chapéu de Couro… Et chez vous?

Related posts
Capoeira en France !Les petites histoiresLifestyleSocio-anthropologie

Caipora

Caipora Prononciation portugaise: [kajˈpɔɾɐ] est une entité de la mythologie TupiGuarani au Brésil . Le mot « Caipora » vient du tupi et signifie « habitant de la forêt ».

Il est représenté comme un petit Indien à la peau foncée, nu avec une très longue crinière noire, fumant un cigare et très malicieux. Parfois, Caipora est décrit comme une fille et d’autres fois comme un garçon. La représentation de la créature varie selon les régions du Brésil et est parfois confondue avec Curupira , une autre créature mythologique qui protège la forêt. Curupira est souvent décrit comme un garçon aux cheveux roux, qui a les pieds en arrière pour tromper les traqueurs.

Dans certaines régions, les tribus indigènes pensaient que les Caipora avaient peur de la lumière. Pour cette raison, ils se promenaient dans la forêt en se protégeant avec des braises. [1] Certains disent qu’il monte un bon pécari avec un bâton. Dans certaines autres régions du Brésil, le Caipora est considéré comme un cannibale et peut manger n’importe quoi, même les plus petits insectes.

Le Caipora est connu comme un habitant de la forêt, un roi des animaux, et est très vengeur des chasseurs qui ne respectent pas les règles du « fair-play » lors de la chasse. On raconte que cela effraie les proies et « cache » les traces d’animaux ou fait fuir les chasseurs dans la jungle. Il désoriente les chasseurs en simulant des bruits d’animaux et en laissant de fausses pistes.

Selon une croyance populaire, son activité s’intensifie les jours où la chasse n’est pas censée avoir lieu, donc les vendredis, les dimanches et les jours de culte. Les croyances religieuses interdisaient de chasser certains jours, mais certains ont prétendu pouvoir tromper le protecteur de la forêt. On sait que le Caipora aime la fumée, alors le jeudi soir, les chasseurs laissaient la fumée près du tronc d’un arbre et disaient «Toma, Caipora, deixa eu ir embora» [2] [3] (qui signifie «voilà») Caipora, laisse-moi partir « en portugais). La chance des chasseurs est également due aux dons de propitiatoire qui ont été offerts à la créature.

La Caipora , également appelée  » Caipora do Mato « , est une figure du folklore brésilien, considérée comme la protectrice des animaux et la gardienne des forêts.

Notez qu’il peut être représenté par un homme ou une femme. Cela varie en fonction de la région dans laquelle la légende est rapportée.

Son origine est dans la mythologie autochtone Tupi-Guarani. Du tupi, le mot « caipora » ( caapora ) signifie « habitant de la brousse ».

Quand elle sent qu’un chasseur entre dans la forêt avec l’intention d’abattre des animaux, elle laisse échapper des hurlements et des cris pour effrayer ces hommes.

Son intention est de prendre soin de ces animaux et de protéger l’environnement. La légende dit que leur force est plus grande les jours saints et les week-ends.

Le saviez-vous?

Dans le nord et le nord-est du pays, où cette légende a plus de représentation, ils utilisent ce terme pour dire que quelqu’un est malchanceux et malheureux.

Caractéristiques principales de Caipora

 

Caipora est un Indien nain, aux cheveux roux et aux oreilles pointues. Il existe des versions dans lesquelles votre corps est tout rouge et dans d’autres, vert.

Elle vit nue dans les forêts et a le pouvoir de dominer et de ressusciter les animaux. Son objectif principal est de défendre l’écosystème et donc de fabriquer des pièges et de semer la confusion parmi les chasseurs.

Par divers bruits, il distrait les chasseurs en leur offrant de fausses pistes jusqu’à ce qu’ils se perdent dans la forêt.

 

Légende de la caipora

Monté sur un cochon sauvage, le dais se promène nu dans la forêt et domine tous les animaux.

Selon la légende, il attaque les chasseurs qui ne respectent pas les accords de chasse conclus avec lui. Comme Curupira, dont il a la parenté, sa mission est de protéger les animaux de la forêt.

Manière d’agir

Selon la légende, le Caipora est la terreur des chasseurs qui chassent au-delà des besoins.

Le Caipora utilise toutes ses connaissances de la vie en forêt pour fabriquer des pièges pour les chasseurs, détruire leurs armes et frapper les chiens de chasse. La canopée effraie les chasseurs en reproduisant les sons de la forêt et modifie les sentiers pour que les chasseurs se perdent dans la forêt.

La légende raconte que les dimanches, vendredis et jours saints, le Caipora agit plus fortement et plus intensément.

Une façon d’échapper à l’action du Caipora est de vous offrir de la fumée de corde et d’autres cadeaux, qui devraient être laissés près du tronc d’un arbre, de préférence un jeudi. Même dans ce cas, rien ne garantit que le Caipora n’agira pas, car ils disent que cela peut être perfide.

Usages du mot « Caipora » et de ses dérivés

Dans le nord-est du Brésil, on dit qu’être Caipora signifie que vous traversez des moments difficiles, avec malchance et malchance.

Certains écrivains brésiliens, parmi lesquels Machado de Assis et Aluísio de Azevedo , ont utilisé les mots « Caipora » et « Caiporism » pour identifier un état de malheur.

Le mot « Caipora » a également été utilisé pour décrire les esclaves qui s’étaient échappés dans les forêts. [6]

Lire
Capoeira en France !Socio-anthropologie

CAPOEIRA PARA TODOS "Abdoulaye" Episode 1

Un article de Rosalie, Paris. Contributrice SOU CAPOEIRA!

Abdoulaye et la capoeira

Entretien avec Peter BROOK par Claude CHALANGUIER Espace de recherche, Vie artistique et culturelle Université Lumière Lyon 2 Reliance n°10 juin 2003Entretien avec Peter BROOK par Claude CHALANGUIER Espace de recherche, Vie artistique et culturelle Université Lumière Lyon 2 Reliance n°10 juin 2003

© GAILLARDET Rosalie
“ Chez eux, je perçois avec émotion l’urgence du geste, l’importance du temps, du son, de la couleur, et par-dessus tout, les interrogations entre le dedans et le dehors, entre l’évidence des corps et la parole incertaine”

Dans le cadre de ma formation d’Educatrice spécialisée, je suis amenée à rédiger un mémoire pratique. Ce projet répond à mes missions en tant que travailleuse sociale, à savoir favoriser l’épanouissement, la progression et l’autonomie des personnes accompagnées.

j’ai eu la chance de pouvoir utiliser ma passion comme outil au sein de mon travail.  Je dois dire que les structures ont été ouvertes à cette proposition un peu décalée, ce qui a été une grande source de joie et d’envie pour moi, que j’espère avoir transmis aux équipes avec qui j’ai travaillé et bien sûr aux usagers.

Dans ce cadre la je vais vous parler de ma rencontre avec « Abdoulaye »

Lire
Capoeira en France !F.F.C

"le breakdance entre aux JO... Quid de la capoeira"

Un article de Mandacaru, Paris. Contributeur SOU CAPOEIRA!

Le breakdance entre aux Jeux Olympiques… Quid de la capoeira ?

Le Comité International Olympique situé à Genève, en Suisse, vient de valider l’entrée de 4 nouveaux sports

© Comité international olympique

(breakdance, surf, escalade, skateboard) aux jeux olympiques en 2024 dans une volonté de mettre en valeur les sports urbains pour s’adapter à un public jeune, avec toutefois la possibilité d’enlever un sport après les JO de Tokyo 2020, mais pas d’en rajouter.

Lire
Newsletter
Become a Trendsetter
Sign up for Davenport’s Daily Digest and get the best of Davenport, tailored for you.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.