Capoeira en France !

Alcateia pourquoi changer de groupe par tornado

Un article de Tornado, Casablanca Maroc, contributeur SouCapoeira!
Vous vous souvenez de Tornado un marocain au mondial de capoeira ? Il nous avait raconté son arrivée à São Paulo…, et son passage de grade, avec une nuit agitée… Son chemin de la capoeira vient de prendre un nouveau virage, et il nous l’explique dans cet article : pourquoi changer de groupe ?

 alcateia

© alcateia

Alcateia signifie la meute, renvoyant au travail de groupe, avec efficacité, harmonie, leadership et crédibilité. Par ailleurs, notre credo est en quatre mots: « FORCA », ou la force caractéristique des pratiquants d’arts martiaux, « UNIAO » : solidarité, camaraderie, sans omettre bien évidemment que l’union fait la force, « OBJETIVO »: avoir un roadmap, des objectifs ambitieux pour et dans la capoeira, afin d’apporter notre pierre à son développement, et enfin « DETERMINACAO », ou ne jamais abandonner.


1/ Comment as-tu appris et pris la nouvelle de changement de groupe ?

En fait cela faisait un moment que mon maitre m’en avait parlé, j’ai donc eu largement le temps de peser le pour et le contre. J’ai même eu le temps d’aller au Brésil pour me rapprocher du groupe Muzenza, afin de prendre au maximum en compte les tenants et les

© Tornado

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aboutissants d’un éventuel changement de groupe. C’est important surtout quand on fait partie de Muzenza, qui est aujourd’hui un des groupes les plus anciens (fondé dans les années 70) et des plus connus au monde, et dans lequel je commençais enfin a gagner en notoriété et en grade, grâce à mon engagement, mes actions et mes réalisations. Mais surtout dans lequel j’ai eu le temps pendant dix ans de nouer des liens très forts avec de nombreux professeurs, au travers de mes voyages et des événements que j’ai organisés.
2/ Pourquoi avoir changé de groupe ?
Il y a Tornado le capoeiriste, et Hicham l’amoureux de capoeira. Le capoeiriste en moi pense qu’il est important de suivre son maitre. En fait pour moi la notion de groupe est extrêmement secondaire.

© Tornado

© Tornado

Sûrement à cause de mon éducation ou de ma religion. Je pense qu’il y a des c** partout et des gens bien partout, et que la confiance se gagne. A ce titre, je me considère encore Muzenza et le resterai toute ma vie, car j’ai beaucoup de respect, d’admiration et même d’amour pour des gens de la Muzenza. J’associe donc ce mot plus à ces personnes qu’à une entité ou un « groupe », tout comme je reste, depuis que j’ai commencé la capoeira en 1995, un peu Arte Negra, un peu Topazio, etc un peu de chaque groupe dont j’ai pu faire partie, porté par ma scolarité et mes études en France, en Allemagne, aux Etats-Unis, etc. Mais Mola a été et reste pour moi ma référence en tant que maitre, de par sa technique qui me correspond, sa méthodologie et son professionnalisme, faisant que je suis son élève depuis une décennie. Considérant la capoeira comme un art martial, il est normal pour un élève de suivre son maitre, le nom du groupe importe peu.
En revanche, l’amoureux de capoeira que je suis se meurtrit de vivre dans un pays certes magnifique, le Maroc, mais dont la capoeira est gangrenée par une mentalité sûrement présente à tous les endroits où quelque chose de nouveau débarque : la contrefaçon et les abus. Ayant ainsi sacrifié une partie de ma vie et de mon avenir pour faire la promotion de cet art contre vents et marées, et ayant finalement réussi à rendre crédible ma bataille contre les nombreuses personnes qui exploitent cet art pour leur intérêt personnel, lui donnant une image négative, je suis dorénavant sur de très grand projets (bien plus grands que ne l’ont été par exemple mes événements, pourtant réputés pour être les plus importants événements capoeiristiques au Maroc, ou encore la création de mon académie, 1ère académie officielle de capoeira en Afrique) !
C’est par exemple l’organisation du 1er open mondial de capoeira, réalisé avec le Ministère des sports, programmé pour Avril 2018, et bien d’autres projets qui nécessitent une réactivité que la Muzenza ne pouvait se permettre de m’octroyer, en raison de l’importance de leur agenda annuel et de la complexité de leur hiérarchie. Cette réactivité m’est désormais acquise, grâce à mon nouveau groupe. Néanmoins, le groupe Muzenza demeure partenaire de mes événements et de mes projets (arbitrages, invités etc.)
En bref : le capoeiriste que je suis a changé de groupe pour se parfaire auprès de son maitre, mais l’amoureux de la capoeira que je suis l’a fait également afin de pouvoir plus efficacement implanter ce noble art dans son pays.

3/ Comment tes élèves l’ont-ils pris ?

J’avais fait part il y a un moment à mes élèves de l’hésitation de mon maitre a changer de groupe, puis au moment de leur annoncer ma décision, je leur ai très clairement fait savoir que lancer un nouveau groupe est quelque chose de très risqué. Et que faire partie d’un grand groupe comme Muzenza représente énormément d’avantages, que je risque de perdre (car ancienneté est souvent gage de prestige).

© C.mestre Mola

© C.mestre Mola

Concernant les plus gradés, qui avaient déjà l’expérience nécessaire pour donner des cours débutants ou des initiations, je leur ai proposé de les affilier directement, si leur choix était de demeurer dans la Muzenza, à un des nombreux professeurs et maitres que je connais et qui ont toujours appuyé mes projets en se déplaçant régulièrement au Maroc, ou de les recommander à tout autre professeur, du groupe de leur choix.
J’ai été très agréablement surpris de découvrir que tous mes élèves avancés avaient avec le temps épousé ma vision des choses, que pour eux le plus important n’est pas le nom d une groupe mais la qualité de leur enseignant. Cet élément étant une preuve de maturité, et face à leur engagement et ancienneté, j’ai obtenu de mestre Mola l’autorisation de mettre mes 9 élèves avancés sous formation intensive et observation (estagiarios) pendant une année afin de leur permettre de tenter l’examen de passage de grade de graduados en Avril. De plus, bien que très jeune, notre nouveau groupe est déjà présent sur 4 continents, ce qui est extrêmement motivant pour la suite !

4/ Quels sont tes objectifs pour le futur avec ce groupe ?
Mes objectifs : développer plus efficacement la capoeira au Maroc, grâce notamment à une plus grande liberté d’action et à une plus grande réactivité. Tout autant au niveau administratif que logistique. Il est évident pour tous ceux qui connaissent mon esprit d’ entreprenariat que mes objectifs ne se limitent pas à une académie et une compétition.

© C.mestre Mola

© C.mestre Mola

Mais comme je me plais a dire, il ne faut pas voir la robe de la mariée avant la cérémonie 😉 ! Mais je vous promets de vous tenir informés et de partager mes réalisations avec vous sur Soucapoeira, en espérant avoir l’honneur et l’immense plaisir de pouvoir recevoir dans un avenir très proche tout capoeiriste qui passerait par le Maroc, dans une roda de qualité et avec l’axé qu’est censé nous procurer cet art. Car au final, pouvoir avoir des rodas de qualité tous les mois dans toutes les plus grandes villes du royaume, telle à toujours été et demeure ma réelle motivation !
Axé !

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Caipora

Caipora Prononciation portugaise: [kajˈpɔɾɐ] est une entité de la mythologie TupiGuarani au Brésil . Le mot « Caipora » vient du tupi et signifie « habitant de la forêt ».

Il est représenté comme un petit Indien à la peau foncée, nu avec une très longue crinière noire, fumant un cigare et très malicieux. Parfois, Caipora est décrit comme une fille et d’autres fois comme un garçon. La représentation de la créature varie selon les régions du Brésil et est parfois confondue avec Curupira , une autre créature mythologique qui protège la forêt. Curupira est souvent décrit comme un garçon aux cheveux roux, qui a les pieds en arrière pour tromper les traqueurs.

Dans certaines régions, les tribus indigènes pensaient que les Caipora avaient peur de la lumière. Pour cette raison, ils se promenaient dans la forêt en se protégeant avec des braises. [1] Certains disent qu’il monte un bon pécari avec un bâton. Dans certaines autres régions du Brésil, le Caipora est considéré comme un cannibale et peut manger n’importe quoi, même les plus petits insectes.

Le Caipora est connu comme un habitant de la forêt, un roi des animaux, et est très vengeur des chasseurs qui ne respectent pas les règles du « fair-play » lors de la chasse. On raconte que cela effraie les proies et « cache » les traces d’animaux ou fait fuir les chasseurs dans la jungle. Il désoriente les chasseurs en simulant des bruits d’animaux et en laissant de fausses pistes.

Selon une croyance populaire, son activité s’intensifie les jours où la chasse n’est pas censée avoir lieu, donc les vendredis, les dimanches et les jours de culte. Les croyances religieuses interdisaient de chasser certains jours, mais certains ont prétendu pouvoir tromper le protecteur de la forêt. On sait que le Caipora aime la fumée, alors le jeudi soir, les chasseurs laissaient la fumée près du tronc d’un arbre et disaient «Toma, Caipora, deixa eu ir embora» [2] [3] (qui signifie «voilà») Caipora, laisse-moi partir « en portugais). La chance des chasseurs est également due aux dons de propitiatoire qui ont été offerts à la créature.

La Caipora , également appelée  » Caipora do Mato « , est une figure du folklore brésilien, considérée comme la protectrice des animaux et la gardienne des forêts.

Notez qu’il peut être représenté par un homme ou une femme. Cela varie en fonction de la région dans laquelle la légende est rapportée.

Son origine est dans la mythologie autochtone Tupi-Guarani. Du tupi, le mot « caipora » ( caapora ) signifie « habitant de la brousse ».

Quand elle sent qu’un chasseur entre dans la forêt avec l’intention d’abattre des animaux, elle laisse échapper des hurlements et des cris pour effrayer ces hommes.

Son intention est de prendre soin de ces animaux et de protéger l’environnement. La légende dit que leur force est plus grande les jours saints et les week-ends.

Le saviez-vous?

Dans le nord et le nord-est du pays, où cette légende a plus de représentation, ils utilisent ce terme pour dire que quelqu’un est malchanceux et malheureux.

Caractéristiques principales de Caipora

 

Caipora est un Indien nain, aux cheveux roux et aux oreilles pointues. Il existe des versions dans lesquelles votre corps est tout rouge et dans d’autres, vert.

Elle vit nue dans les forêts et a le pouvoir de dominer et de ressusciter les animaux. Son objectif principal est de défendre l’écosystème et donc de fabriquer des pièges et de semer la confusion parmi les chasseurs.

Par divers bruits, il distrait les chasseurs en leur offrant de fausses pistes jusqu’à ce qu’ils se perdent dans la forêt.

 

Légende de la caipora

Monté sur un cochon sauvage, le dais se promène nu dans la forêt et domine tous les animaux.

Selon la légende, il attaque les chasseurs qui ne respectent pas les accords de chasse conclus avec lui. Comme Curupira, dont il a la parenté, sa mission est de protéger les animaux de la forêt.

Manière d’agir

Selon la légende, le Caipora est la terreur des chasseurs qui chassent au-delà des besoins.

Le Caipora utilise toutes ses connaissances de la vie en forêt pour fabriquer des pièges pour les chasseurs, détruire leurs armes et frapper les chiens de chasse. La canopée effraie les chasseurs en reproduisant les sons de la forêt et modifie les sentiers pour que les chasseurs se perdent dans la forêt.

La légende raconte que les dimanches, vendredis et jours saints, le Caipora agit plus fortement et plus intensément.

Une façon d’échapper à l’action du Caipora est de vous offrir de la fumée de corde et d’autres cadeaux, qui devraient être laissés près du tronc d’un arbre, de préférence un jeudi. Même dans ce cas, rien ne garantit que le Caipora n’agira pas, car ils disent que cela peut être perfide.

Usages du mot « Caipora » et de ses dérivés

Dans le nord-est du Brésil, on dit qu’être Caipora signifie que vous traversez des moments difficiles, avec malchance et malchance.

Certains écrivains brésiliens, parmi lesquels Machado de Assis et Aluísio de Azevedo , ont utilisé les mots « Caipora » et « Caiporism » pour identifier un état de malheur.

Le mot « Caipora » a également été utilisé pour décrire les esclaves qui s’étaient échappés dans les forêts. [6]

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© GAILLARDET Rosalie
“ Chez eux, je perçois avec émotion l’urgence du geste, l’importance du temps, du son, de la couleur, et par-dessus tout, les interrogations entre le dedans et le dehors, entre l’évidence des corps et la parole incertaine”

Dans le cadre de ma formation d’Educatrice spécialisée, je suis amenée à rédiger un mémoire pratique. Ce projet répond à mes missions en tant que travailleuse sociale, à savoir favoriser l’épanouissement, la progression et l’autonomie des personnes accompagnées.

j’ai eu la chance de pouvoir utiliser ma passion comme outil au sein de mon travail.  Je dois dire que les structures ont été ouvertes à cette proposition un peu décalée, ce qui a été une grande source de joie et d’envie pour moi, que j’espère avoir transmis aux équipes avec qui j’ai travaillé et bien sûr aux usagers.

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